dimanche 5 août 2018

Mirena : 1 an après le retrait du stérilet

Un an que j'ai été libérée de mon appendice destructrice ... un an que mon corps s'est incontestablement refait une santé ... un an que je revis tout simplement ! 

Enlever son stérilet Mirena


Il y a un tout petit peu plus d'un an je vous racontais tout de mon aventure - ou de mon calvaire plutôt - dans cet article Mirena : la fin d'une histoire déjà trop longue. Il m'avait fallu un certain temps pour réaliser d'où venaient tous ces symptômes apparus sans aucune raison plausible jusqu'à ce que le scandale du stérilet Mirena éclate au grand jour. 
Je trouvais enfin le coupable grâce à tous ces témoignages qui affluaient et qui me sauvaient ... si je vous assure ... le mot est presque faible. J'avoue avoir même du mal à trop me plaindre quand j'ai découvert l'ampleur du désastre sur les forums et autres groupes facebook ... j'ai pour ainsi dire eu droit à la version light des effets secondaires. 

Bref, c'est bien beau de mettre un nom sur ses maux mais le plus dur reste à faire : rencontrer la bonne fée pour s'en débarrasser.

Trouver la bonne personne pour faire retirer son stérilet


Je devenais complètement dingue accablée par les insomnies et mes sautes d'humeur insupportables ... le retrait devenait une véritable obsession ... comme l'impression de pourrir de l'intérieur. Sauf que ... je me suis retrouvée face à 2 dilemmes :

  1.  les gynécos et autres sages-femmes sont obnubilés par la contraception et rechignent à les enlever
  2. compter plusieurs mois par chez moi pour obtenir un RDV et encore ... si certains spécialistes veulent bien prendre de nouvelles patientes !

J'ai été - j'avoue - bénie par Sainte Piston ! Une amie sage-femme me dégote un rdv illico presto chez une de ses consoeurs libérales et mon boss de l'époque, ultra compréhensif, m'autorise un départ du boulot plus tôt ! 

J'ai été troooop chanceuse ! Mais ne croyez surtout pas que l'affaire s'est jouée d'un coup de tirage de ficelle ... pas vraiment en fait. La sage-femme ultra pro, prévenante et bienveillante a quand même joué son rôle de prévention jusqu'au bout ! 
J'ai eu droit à une bonne heure de cours magistral sur les différents contraceptifs : des plus efficaces aux plus risqués. Je ne vais pas vous la faire à l'envers, ma décision était déjà entérinée bien avant de franchir la porte du cabinet, mais je ne pouvais pas faire autrement qu'écouter attentivement ma libératrice ! Ma foi, elle était super cool, j'ai appris plein de trucs et j'étais de toute façon shootée au bonheur de la libération ... j'aurais pu l'écouter des heures ! 

Je suis tout de même repartie une ordonnance pour une pilule au fond du sac ... qui y est restée plusieurs mois sans jamais voir l'ombre du comptoir d'une pharma ... incapable d'ingurgiter ne serait-ce que le microgramme d'une hormone ! 
vue sur le ventre et le nombril d'une femme en short en jean
cet utérus est libéré

L'après Mirena


La première phase est exclusivement psychologique puisqu'il faut de toute façon plusieurs mois pour que le corps évacue la totalité des hormones. Ne serait-ce que le simple fait de savoir que son utérus est vide de tout artifice chimique provoque un bien-être incommensurable !!! Un bon point pour la tête avant que le reste ne suive.

Il subsiste tout de même une problématique majeure : la contraception. Je savais que je réutiliserais comme au bon vieux temps les préservatifs. La misère. Complet. THE loose mais tellement mieux qu'un stérilet !!! 
[ j'avoue qu'il y a eu tout de même un sacré fail suscitant cette injonction à 

Mais les vrais bénéfices sont apparus sans conteste environ 3 mois après le retrait :

  • fin de ces maux de dos incroyables dont je souffrais depuis des années sans savoir pourquoi ... ceux qui me tétanisaient tous les matins dès la sortie du lit
  • adieu les touffes de cheveux qui tombaient par poignées
  • au-revoir les insomnies qui me rendaient hystérique
  • retour quasi à la normale avec une acné disparaissante même si les stigmates sur ma peau me rappelleront sans cesse ces crises hormonales démoniaques
  • et je ne revivrai pas ces douleurs hallucinantes que je vous décrivais dans Sacro-Sein en fin de vie du Mirena,  me poussant à faire une mammographie pour rien !
Certes, j'ai eu à nouveau une énorme crise d'acné courant juin due au stress ... je pourrais en effet dédouaner Mirena sur ce cas ... sauf que le type de boutons et autres pustules qui m'ont ravagé la face et le dos (hmmm sympa la vie ... merci ...) n'avaient rien à voir avec ceux provoqués par le stérilet : confirmation faite par la dermato ... 

Le stérilet aux hormones, un bon moyen de contraception ? 


Les contraceptifs hormonaux sont toutefois une solution


Que les choses soient bien claires : je ne déconseille pas Mirena. Chaque femme doit trouver rempart à ses ovules !!! On s'est battu assez longtemps pour maîtriser notre fécondité et obtenir des moyens de contraception performants pour que je ne bafoue pas ces droits élémentaires d'un coup de clavier. 

Je milite simplement pour l'ÉCOUTE. Qu'on arrête de nous prendre pour des écervelées incapables de comprendre, de gérer, de prendre convenablement soin de nous. Oui, Mirena convient à beaucoup et tant mieux. Sauf que nous sommes un nombre incalculables de potiches à qui l'on fait croire que nos maux sont imaginaires, à nous gaver d'autres médocs pour palier les effets secondaires d'un stérilet ou d'une pilule qui s'avère aussi efficaces que pernicieux. 

Il existe tellement de solutions. Si on avait détecté plus tôt que Mirena était la cause de mes problèmes, je n'en serais pas arrivée à rejeter aujourd'hui toute sorte de contraception. Qu'elle soit hormonale ou mécanique comme le stérilet au cuivre, je ne veux même plus en entendre parler ! Cette aversion devient même dangereuse ... je n'ai plus envie de franchir la porte d'un cabinet ... et pourtant il va bien falloir faire la révision annuelle !!! 

Militons contre les violences gynécologiques


Après les scandales Diane 35 ou Mirena, explose enfin sur la place publique la maltraitance gynécologique dont les femmes sont trop souvent victimes. Pour moi, il s'agit strictement de la même chose. Imposer des contraceptifs qui ne nous conviennent pas ou plus, nier nos maux, abuser d'un pouvoir médical pour nous expliquer ce qui est bon pour nous sans nous écouter représentent de vraies violences gynécologiques !
Je ne suis pas du genre à entrer dans le lard des médecins mais plutôt à leur faire une confiance aveugle. Pourtant, comme tout le monde, j'ai eu droit aux pires comme aux meilleurs notamment un à Delhi qui m'a sauvé la vie face à un autre charlatan. Je ne cherche pas à faire une tribune contre le corps médical mais seulement à ce que nos voix puissent s'exprimer et être entendues.

Il y a un mois, Mouna me contactait sur facebook suite à mes témoignages sur plusieurs groupes. Elle me demandait tout simplement comment j'allais après le retrait. Elle avait besoin de réconfort, de se faire rassurer elle qui s'était débarrassé de Mirena depuis 4 mois et qui pourtant subissait encore de terribles effets secondaires ... bien pires que les miens ... Je me suis sentie finalement tellement 'chanceuse' face aux risques destructeurs du stérilet aux hormones. Cette femme qui vit en Tunisie l'a subi pendant 2 ans 1/2 sans que son médecin ne lui propose une alternative. C'est d'elle-même qu'elle a réalisé que sa vie avait basculé à cause de Mirena. 

Alors oui Mouna, je vais vachement mieux. J'ai même des vraies règles comme les femmes devraient en avoir ! Oui, je râle souvent car ça dure une bonne semaine et j'ai mal au bide les 2 premiers jours. J'ai cependant cette chance de n'avoir ni d'endométriose, ni de migraines insupportables ... alors je subis ma condition de femme féconde une fois par mois ... mon mec aussi ... et si jamais un bébé arrivait ... non je déconne ... ça n'arrivera pas ! 

Et une dernière chose pour les médecins sceptiques ... de ceux qui s'acharnent à nous contraceptionner sans nous écouter ... sachez qu'on fait tout pour qu'une grossesse non désirée n'arrive car un avortement est encore bien plus lourd à porter psychologiquement ... et si l'un d'entre eux pouvaient trouver la pilule pour hommes ça nous rendrait bien service. Merci 

Afin de faire bouger les lignes & de se faire entendre, victimes des moyens de contraception, signalez les effets secondaires au ministère de la santé à cette adresse : 
Je l'ai fait pour Mirena.

4 commentaires:

  1. Une contraception pour les hommes ? Non mais imagine toi qu'ils ont essayé mais en fait, ça leur provoque des effets secondaires (site e-santé :"acné, légère prise de poids, douleur au site d'injection… mais aussi libido accrue, troubles émotionnels et agressivité") ... parce-que, nous, on n'en a pas des effets secondaires ... Bref, je ne vais pas m'étendre sur le sujet.

    Sinon, je comprends tout à fait qu'après ça, tu ne veuilles plus entendre parler de contraception. Je crois que je serais comme toi si la mienne m'avait provoqué de telles emmerdes.

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    1. C’est ça qui est nul dans le fait qu’on ne soit pas écoutées quand ça ne va pas c’est qu’on devient écœurées et on n’ose plus franchir la porte d’un cabinet. C’est contre productif au possible

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  2. Je n ose imaginer la pose, les effets et la dépose...
    J ai pris la pilule‘ de mes 17 ans a mes 30 ans. Depuis diaphragme... je ne veux plus d hormones. Même si le risque 0 n’existe pas...
    ��
    D.

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    1. Si on arrive à trouver une alternative sans hormones c’est vraiment l’ideal

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