vendredi 31 juillet 2015

Le Polar notre meilleur allié de l'été !

Quoi de mieux pour nous accompagner à l'ombre d'un pommier dans un jardin ensoleillé ? bien installés sur sa serviette les pieds enfouis dans le sable d'une paisible plage, bercés par le clapotis des vagues ? ou enfoncés dans son fauteuil préféré oubliant le temps déconnectant de l'instant présent ? 
J'ai la réponse : un bon polar ! 
Un truc qui vous tiendra en haleine, auquel vous penserez sans cesse, dans la hâte de découvrir le pourquoi du comment ...

J'ai dévoré deux bouquins coup sur coup, deux styles bien différents mais néanmoins addictifs ! 

Lors de mon voyage à Barcelone je me suis plongée dans mon premier Bussi, un pocket que ma mère m'a prêté : Un avion sans elle
J'avoue que j'ai été absolument conquise. Tout d'abord par le style de l'écrivain. Une plume incroyable où la forme n'est pas laissée de côté en faveur de la trame ! C'est assez rare dans le domaine des policiers pour vraiment le signaler.
Dès les premières pages on est happé. Ça démarre très fort par ce crash d'avion laissant derrière lui un nourrisson orphelin. Mais deux familles viennent au chevet de l'enfant se réclamant l'une et l'autre aïeuls du bébé mystère ... Qui est Libellule ? Quelle est son histoire ? Que s'est-il passé sur le Mont terrible ? 
C'est le détective Crédule Grand-Duc, cet ours mal léché qui va mener l'enquête tambour battant pendant 18 ans ... c'est le temps qu'il lui faudra pour que le mystère soit levé ...

Je vais être honnête ... la réponse à l'énigme principale est prévisible ... en revanche toutes les histoires annexes, les petits pions que l'auteur sème au fil du récit sont parfois difficile à déchiffrer. On s'attache infiniment aux personnages : sensibles, intelligents, acharnés dans leur quête de vérité. L'auteur nous tient en haleine. J'ai adoré me plonger dans cet univers franchouillard mais jamais caricatural, une histoire qui pourrait être vraie, un coup du destin incroyable ! Bref, il me tarde de lire un autre livre de Michel Bussi ... une découverte qui m'a rappelé mes premiers Vargas, à dévorer sans modération !

Ma deuxième lecture est un peu comme un OVNI dans le milieu du roman policier ... où le mot "roman" prend vraiment tout son sens : La prétendue innocence des fleurs
Les auteurs, parce que oui ils sont deux, nous bercent, prenant le temps de nous faire languir, de découvrir l'univers de Marc Ferrer ... ce juge d'instruction qui devient lui-même protagoniste de la plus grosse enquête criminelle de sa carrière.
La première partie du livre est une mise en situation avec cette question si primordiale : que signifie ce bouquet de cinq iris mauves, cinq lys blancs et deux jacinthes sauvages qui lui est livré à son bureau ? Ce même bouquet qui l'avait mené sur la piste d'une rencontre hors norme quelques années auparavant. Pourquoi maintenant ? La belle et mystérieuse inconnue serait-elle revenue ? Ou est-ce un coup d'Albuquerque ? l'avocat pourri qu'il doit réussir à coincer ? 
Mais tout s'accélère en deuxième partie, le rythme s'envole ne nous laissant plus aucun répit, un voyage initiatique semé de rebondissements qui nous emmène au plus profond de l'âme de Marc ...
J'ai bien aimé ce juge parce que l'adopter n'est pas si évident. L'empathie n'est pas naturelle. Au fur et à mesure que Marc nous dévoile ses failles, ses obsessions, qu'il nous livre son histoire, l'intérêt du lecteur grandit. Que c'est bon un personnage qui fuit l'évidence, qui finalement nous renvoie à nos propres questions. J'ai trouvé très fort de pouvoir si bien harmoniser l'aventure sentimentale à l'intrigue judiciaire ... sans jamais tomber dans la niaiserie.
L'un des auteurs est scénariste ... et honnêtement ça se ressent ... aussi bien le tempo que l'univers feraient une parfaite adaptation à l'écran ... un truc à la "Disparue" qui prend aux tripes où le spectateur est noyé dans un mystère dévorant.

Mais ... n'oublions pas nos chéribibis ... parce que si on ne veut pas  être dérangés dans nos lectures addictives mieux vaut assurer nos arrières et plonger les enfants dans des enquêtes trépidantes ! 
Une fois de plus c'est mon éditeur jeunesse chouchou ABC Melody qui nous offre de superbes intrigues dans une nouvelle collection de Romans illustrés à partir de 7 ans, ou d'autres encore pour les ados.
J'ai reçu Mystères dans les Highlands pendant que Pimprenelle était en vacances dans les Landes avec sa mamie chérie. Bien sûr je n'ai pas pu résister ... je l'ai lu discrétos ... et j'ai adoré !
Déjà, le hasard fait qu'une des héroïnes porte le prénom de Pimprenelle (celui dans la vraie vie ... non elle ne s'appelle pas Pimprenelle !), et une accompagnatrice le mien ! 
C'est l'histoire d'une classe de primaire qui part en voyage scolaire en écosse et qui va se retrouver confronter aux fantômes et autres monstres, ainsi que mêlée à une histoire de vol de diamants ! Bref, il n'en faut pas plus pour tenir en haleine les gamins !
J'ai surtout aimé le caractère des élèves un peu intrépides comme ils le sont maintenant mais très futés et attachants ! 
N'oublions pas qu'ABC Melody fait toujours les choses très très bien ... c'est-à-dire qu'il y a de vraies références historiques ... une pierre deux coups : les jeunes lecteurs apprendront aussi beaucoup ! 
J'ai donné le livre à Pimprenelle il y a quelques jours ... à mon avis elle va devenir accro et me réclamera très vite le 2ème tome pour découvrir la suite des aventures de cette classe découverte un peu particulière ! 
C'est vraiment une chouette collection pour initier les jeunes lecteurs au roman policier ... j'imagine que les ouvrages pour les ados sont aussi super bien ficelés ... à se procurer au plus vite pour s'assurer de paisibles séances de lecture familiales !  

dimanche 12 juillet 2015

Ne prends plus ta Tête pour une Pastèque !

Parfois il y a des choses qu'on se doit de dire, d'expliquer parce que la sensibilisation est toujours bonne ! 
Il y a des messages qu'il faut s'entêter à répéter ... alors si je vous dis "il faut porter un casque", vous allez me répondre que bah oui forcément : à vélo, à cheval, en roller, à moto ... et pourtant ... quand je vois encore sur la route des cyclistes sans casque ou pire des parents avec et les enfants sur le porte-bébé sans, je tombe des nues ! 
Ça ne nous viendrait plus à l'esprit de monter en voiture sans ceinture ... alors quand on fait un sport à risque on se protège ! 

Pour faire passer le message dans la bonne humeur et l'amour du sport il existe l'association "Je Porte 1 Casque".
Laurent Devoyon, sportif passionné s’attèle depuis maintenant plusieurs années à nous sensibiliser ... alors on fait les présentations :

Laurent, qui es-tu ?
Un papa de 43 ans sportif qui aime les défis et comblé avec mes deux princesses.
 
Comment t’es venu l’idée de créer JP1C ?

Deux événements simultanés :

1/ la naissance de ma première fille

2/ la rencontre avec le mondes des handicapés
J’ai commencé à m’occuper des handicapés via le sport. J’ai vu au quotidien combien de nombreuses choses tellement simples pour nous sont très compliqués pour eux.  A cette époque je faisais du VTT et vélo de route sans casque !!! Je me suis dit « mais tu t’imagines rentrer à la maison et te retrouver en fauteuil ou autre à cause d’un objet qui peut te sauver la vie et/ou de pleins d’emmerdes ! » alors je ne suis pas naïf, il peut m’arriver tellement d’autres choses mais j’ai décidé de réduire les risques en portant mon casque. 
Je suis allé sur le web je n’ai rien vu concernant le port du casque, alors j’ai décidé de créer l’association « je porte un casque »


 

Qu’est-ce que JP1C ? Ses actions ? Qui sont ses adhérents ?
Le but de l’association est de faire de la prévention. Nous ne militons pas pour le port du casque obligatoire mais bien pour de la prévention.
Nous sensibilisons via nos actions "terrain" avec la tente casquée et surtout avec les supports web : site web – facebook – twitter
Nos adhérents sont tous ceux qui pratiquent une activité sportive ou loisirs à « risque » ça va du vélo, ski, rollers etc…..
Nous avons également la tente casquée qui l’hiver fait de la prévention sur les pistes de ski et l’été sur des événements vélo.  

 En cette période de l’année où beaucoup de familles vont arpenter les routes de France à vélo ou pratiquer des sports de plein air, quels sont tes conseils ?
Surtout pratiquer une activité en cohérence avec sa capacité physique. Vérifier le matériel qui  parfois est resté des mois « au garage ».
Penser à la sécurité avec le port du casque à vélo, canyoning, escalade, la bombe en balade équestre, les genouillères à rollers et le casque  etc… des outils simples et de nos jours abordables financièrement qui peuvent vous éviter de passer un mauvais été !
Et ne pas négliger la météo !

Quelle est ta réaction quand tu vois un sportif qui pratique un sport à risque sans casque ?
Je grogne dans la barbe mais en fait, chez l’adulte je me dis que chacun est libre de prendre des risques. Par contre, je suis en colère quand je vois le nombre d’adultes qui laissent leurs enfants prendre des risques !!! car c’est aux parents de donner la base. 
 
As-tu vu une évolution des mentalités ces dernières années ?

A ski c’est évidement, même si il reste encore pas mal à faire.

A vélo nous sommes encore très très loin du réflexe vélo = casque 


Question pratique : j’imagine que tous les casques ne se valent pas mais est-ce déjà bien d’investir dans un modèle de grande distribution ou au contraire mieux vaut vraiment mettre le paquet d’entrée ?
Aujourd’hui tous les casques vendus dans le commerce sont certifiés pour notre sécurité. Donc même un casque à 20 € fait l’affaire.
Attention à ne pas acheter un casque dans un commerce parallèle qui pourrait venir de n’importe où, sans certificat.
Les casques doivent porter les normes suivantes :
·       Norme NF EN 1077 (décembre 2007) : Casques pour skieurs de ski alpin et de surf des neiges.

·       Norme NF EN 1078+A1 (février 2013) : Casques pour cyclistes et pour utilisateurs de planches à roulettes et de patins à roulettes.

·       Norme NF EN 1080 (avril 2013) : Casques de protection contre les chocs pour les jeunes enfants.

·       Norme NF EN 12492 (avril 2012) : Équipements d’alpinisme et d’escalade – Casques d’alpinistes – Exigences de sécurité et méthodes d’essai.

·       Norme NF EN 13484 (avril 2012) : Casques pour utilisateurs de luges.

·       Norme NF EN 13781 (mai 2012) : Casques de protection pour conducteurs et passagers de motoneiges et bobsleighs.

·       Norme NF EN 1384 (mai 2012) : Casques de protection pour sports hippiques.

·       Norme NF EN 1385 (avril 2012) : Casques utilisés dans la pratique du canoë-kayak et des sports en eau vive.

·       Norme NF EN 966+A1 (février 2013) : Casques de sports aériens.

·       Norme NF EN ISO 10256 (mai 2004) : Protections de tête et de visage destinées à être utilisées en hockey sur glace.

·       Décret n° 2007-1133 du 24 juillet 2007 relatif aux dispositions réglementaires du code du sport.

·       Directive 96/58/CE du Parlement européen et du Conseil du 3 septembre 1996 modifiant la directive 89/686/CEE concernant le rapprochement des législations des États membres relatives aux équipements de protection individuelle.

Comment peut-on aider JP1C ? te contacter ? participer aux événements ? 
On peut venir rejoindre la communauté des casqués via : 
1/ la page facebook : https://www.facebook.com/jeporteun.casque
2/le groupe facebook : https://www.facebook.com/groups/33191068169/?ref=bookmarks
 
3/ Le site web où on peut témoigner de sa propre expérience sur le casque www.jeporte1casque.com

4/ nous rejoindre sur les événements qui sont annoncés sur les différents supports 

5/ me contacter directement par mail : laurent@jeporte1casque.com

Notre conclusion sera simple et si importante :
Pensez à sortir couvert !!!

 

Et parlez-en autour de vous ... et non ce n'est pas relou d'insister pour sauver des vies !!! 
 

mercredi 1 juillet 2015

Le jour où je suis montée sur scène pour ma fille - Etre Mère #129

Parfois on se sent habitée d'une mission ... celle de la mère qui va assurer son rôle jusqu'au bout ... emportée par ce désir immense de faire plaisir à ses enfants ... d'être à leurs côtés ... bref parfois on fait juste n'importe quoi ! Mais on assume, c'est tout.
Pimprenelle a fait de la danse pour la première fois cette année. On n'a pas été chercher bien loin, on est resté au village au cours de modern'jazz. Et cette école de danse je la connais bien, c'est une école de Perpignan qui assure aussi mes cours de zumba (souvenez-vous ici) ! 
Si bien que Pimprenelle a déjà eu mon prof quand la sienne était absente ... bref on est une grande famille quoi ! 
Alors quand vint l'instant de s'inscrire au spectacle de fin d'année ... je ne sais pas ce qui m'a pris ... un moment d'égarement sûrement ... je m'y suis inscrite pour partager ce grannnnd moment avec ma fille. Je me voyais privilégiée dans les coulisses avec elle l'aidant à s'habiller, la destressant, la chouchoutant ...
Ouais sauf que ça c'est la partie sympa du truc ... j'avais juste omis que je serai aussi sur scène avec mes collègues de zumba ... hmm hmmm ... et en costume ! 

J'ai commencé à me taper un petit coup de panique quand la date approchait et que je ne connaissais toujours pas les chorés ... bah oui une seule ce ne serait pas drôle il en faut 2 minimum ! J'ai séché un cours à cause de mon escapade à Barcelone et j'avoue ... je ne suis pas très disciplinée en cours et j'ai une mémoire de poisson rouge ... 
Une douce sensation de stress m'a envahie petit à petit ... comment je vais faire pour ne pas me planter sur scène ? Perso je m'en fiche mais pas envie de saboter le tableau ... d'être THE boulet pour les autres ! 
C'est quand je me suis retrouvée le matin de la représentation à la salle de spectacle pour les répètes que j'ai pris conscience de ma folie douce ! Punaise : je vais danser devant 300 voire 400 personnes principalement de mon village ... n'importe quoi franchement ! 
Heureusement ma Pimprenelle est ravie, heureuse, survoltée que je sois avec elle ... ne manquerait plus qu'elle s'en fiche ! 

L'heure du spectacle arrive, l'Homme débarque dans la salle avec ma mère et Bouchon. Je croise un collègue de marché (mais qu'est-ce qu'il fait là lui ??!!?!!) qui me demande si les filles dansent, je lui réponds moi aussi ! Il pète de rire. C'est bon. Ma réputation est scellée.

Ma Pimprenelle et ses copines font leurs 2 danses au début du spectacle et s'en sortent très bien ... elles sont heureuses ... reste mon tour ... 

5mn avant la première choré, j'ai quand même une once de trac ... toujours le même ... celui de partir du mauvais côté ... ah si seulement je l'avais bien mémorisée cette satanée choré ! 
Mais finalement en costume de moussaillon (oui et alors ?) je m'en sors plutôt bien ... le prof est devant, ça évite de se vautrer en beauté ! Il met le feu, nous suivons et le public aussi ! OUF
Ce sera plus compliqué pour la deuxième où nous sommes seules sur scène avec une choré moins carrée et moins rythmée ... ambiance un peu plus fouillie mais on s'en sort ...

Ma Pimprenelle me dit que j'ai été au top et mon mec ne demande pas le divorce à la sortie ... j'en déduis que nous avons évité le ridicule !

Être Mère ... c'est faire un spectacle de danse même à 36 ans ...