vendredi 3 avril 2015

Bosser, se faire Virer et Respirer ... ou pas ...

La fille qui ne sait pas ce qu'elle veut ... l'indécise ... la versatile ... c'est moi ! 

Coup de bol : mes changements d'avis constants ne concernent que ma pomme ... je dirais même plus ... ne concernent que mes choix professionnels !
Oui parce que hormis ça, je suis plutôt une nana fidèle, qui je l'espère n'a pas trop viré de cap quant à ses valeurs et ses préceptes de jeunesse !

Mais depuis 4 ans c'est la pagaille, la perte de repères, l'incertitude ...
Tout a commencé avec la naissance de Bouchon et une sédentarisation forcée ! Plus de voyages, une boutique à gérer 6 mois de l'année ... une lassitude qui s'installe, un ennui infini ! 
Je sais, ça résonne comme le caprice d'une petite fille insupportable qui n'arrive pas à se satisfaire de l'essentiel : une famille magnifique, un mec au top, une petite bicoque, des amis fabuleux et des enfants en pleine santé ! 
Sauf que j'ai du mal à encaisser ma nouvelle vie ... (si vous saviez comme je comprends le sportif de haut niveau qui part à la retraite ou l'artiste dans le creux de la vague ... le retour à la vie "normale" n'est pas si simple).
Avant, on achetait des billets après chaque saison et on s'envolait vers des aventures plus incroyables les unes que les autres, deux sous en poche et sac sur le dos ... maintenant, bah on fait comme tout le monde : boulot, dodo mais sans l'métro ! 
S'est aussi incrustée la crise économique dans l'histoire ... il a fallu trouver des solutions et apprendre à vivre comme 98% des français en calculant tout, en vivant du système D ! 

On a tout de même la chance de vivre au soleil avec des frais moindres et de pouvoir profiter de tout ce qui nous entoure dans un cadre exceptionnel ! La mer et les promenades en montagne sont gratuites ... encore merci ! 


Je suis simplement atteinte du syndrome de l'éternelle insatisfaite. 

J'ai voulu réagir : je me suis mise à la recherche d'un boulot.
A ce moment, j'ai morflé : échec sur échec ... très peu d'offres ... crise toujours présente ... 
La quête est devenue une obsession ... jusqu'à cette mi-février où je réponds à une annonce vite fait bien fait ... 
4 heures d'entretien plus tard (un truc de fou : 4 h d'entretien !!! 4 h qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille si je n'avais pas été aveuglée par ma satanée obsession du graal : trouver un job) ... je suis embauchée pour mon retour de vacances. 

Et là, tout s'écroule !
Une semaine après avoir commencé ... je ne me reconnais plus ... je vis dans un flottement permanent ... complètement perdue ... c'est simple, je déteste ce job : l'ambiance, le boss, l'endroit ... je n'arrive pas à trouver mes repères ... je me sens complètement inhibée ... n'arrivant plus à donner le meilleur de moi-même ... je découvre une babidji que je n'aurais soupçonné ! 

Sauf que je suis bien dans la panade ... ça fait plus d'un an que je saoule la terre entière pour travailler, alors pas question de faire la fine bouche. Je me ressasse comme un mantra que je ne bosse pas aux 3 X 8, qu'il y a pire, que je n'ai pas le droit de me plaindre ... bref j'encaisse, je fais illusion et ... je me fais virer ! 
J'avoue ... dès la deuxième semaine je n'étais plus au top de mes compétences, complètement anéantie par cette boîte ... beurk ... 
J'avais l'impression d'être dans Shining ... pas à la fin ... n'exagérons rien ... mais au début quand on sent le malaise ... vous savez le truc qui ne va pas ... 

Pour la première fois de ma vie je me suis fait virer ... le plus hallucinant c'est que la première sensation a été un immense soulagement, une chape de plomb qui s'envolait ...
J'admets, ceci étant, que mon ego en a pris un coup ... je ne serais de toute façon jamais restée dans cette boîte, mais j'aurais bien tiré un ou deux mois de plus pour mettre du beurre dans les épinards !

Le plus incroyable, c'est qu'au départ, j'y allais vraiment pour y rester ... j'ai cependant découvert ce que pouvait être la toxicité d'un patron. Pas du tout le mec genre tyran mais plutôt un anesthésiant ... le genre de type qui a su dégoûter tout son staff de quelque investissement qui soit ! 
Tout le monde crachait dessus ... je me disais au début que c'était bien une réaction franco-française de détester son boss ... en fait non ... tout le monde le hait et a bien raison ! (j'exagère ... euh non en fait ...). 
Vous vous dites que moi aussi j'abuse, que je ne me remets pas en question ... 
Pourtant si si, j'ai essayé de prendre du recul, de faire une mini synthèse genre "ça fait trop longtemps que je n'ai pas mis les pieds en entreprise" ou encore "je suis trop grande bouche" et même "je suis un électron libre incapable d'entrer dans le moule" ... j'ai réussi à culpabiliser un peu, à douter surtout ... 
Mais je remercie profondément la nana de l'agence d'interim par laquelle j'ai été embauchée ! Elle m'a bien fait comprendre qu'ils ne trouvaient absolument personne pour taffer à ce poste dans cette boîte ... turn over, salaire de misère, patron caractériel ... c'est évident je dois avoir mes torts, mais je crois surtout que je ne suis pas tombée au meilleur endroit ! 

Il ne m'a fallu qu'une nuit pour passer le cap, chanceuse que je suis d'avoir un mari à épauler, une saison à assurer ... 
J'ai bien conscience que je suis une privilégiée avec toujours ce boulot de secours ! 
J'ai quand même bien les nerfs d'avoir fait le mauvais choix ... d'avoir accepté ce taff par simple obsession de trouver un job et d'en laisser filer un à côté ... bien mieux je crois ... un auquel je n'osais pas postuler ... comme on dit : on apprend de ses erreurs mais certaines ont plus de conséquences que d'autres !

Je respire bien sûr d'avoir quitté cette entreprise ... mais pas tant que ça ... puisque cette histoire n'a résolu en rien mon souci majeur : que faire de ma vie ?
Je sais que ça ne tombera pas du ciel. Je sais que je suis la seule à pouvoir provoquer un déclic. Je sais que je dois trouver mon projet, celui qui m'animera et qui m'épanouira ...  pleinement !

20 commentaires:

  1. Que faire de sa vie... en voilà une question! Tout d'abord, je trouve que tu as été courageuse de rester dans une ambiance professionnelle qui ne te plaisait pas. Se faire virer, l'ego en prend un coup, c'est sur... mais disons que c'est le boss qui a pris une décision que tu aurais probablement toit-même prise... mais un peu plus tard.
    Pour en revenir à ta question existentielle, si j'avais une réponse, je t'en ferais part mais...
    Moi aussi, j'ai tout: un mec au top, une maison (presque) rénovée, un travail à temps partiel qui me laisse le temps d'écrire... Que demander de plus? Rien. Tout.
    Les moments de doutes, c'est désagréable au possible... mais je suis comme ça... je m'interrogerai toujours... C'est peut-être ton cas.
    Laisse passer la vague de doutes, sans la combattre... elle est plus forte que toi. Attends qu'elle passe... la vie sera encore plus belle après. Sauras-tu davantage quoi faire de ta vie? Pas sur ;) Mais tu auras avancé.
    (PS qui n'a rien à voir: je me demande... est-ce-que... tu voudrais bien lire la nouvelle que j'ai écrite? C'est de la sience-fiction... je sais, rien à voir avec le livre précédent... elle est sur mon site irene-zlato.fr.. téléchargement gratuit)

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    1. c'est gentil de me rebooster comme ça mais j'ai la réelle impression de voir passer ma vie et d'avoir tout loupé, d'être tellement nulle que je n'arrive pas à la prendre en main avec une grosse pression sociale : je n'ai plus de sécu, je n'aurai pas de retraite, je vis aux crochets de mon mec, bref tt ce que j'aurais detesté qu'on me dise quand j'avais 20 ans ! Il faut que je me bouge et que je fasse des choix : repartir en entreprise ou créer la mienne ... (PS : je passe te lire dès que j'ai le temps ! je pense semaine prochaine tranquillou ;) )

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  2. Ah le merveilleux monde du travail ! C'est tellement difficile de trouver un job et qui plus est, épanouissant ! Mais bon... on n'a qu'une vie et je pars du principe qu'on ne peut pas se permettre de la gaspiller en étant ultra malheureux au boulot. Alors oui, c'est galère, mais il faut savoir ce qu'on veut et ce qu'on vaut. Il m'est arrivé de ne pas renouveler un contrat alors que je galère à trouver du boulot. Mais j'y étais trop mal, ça me bouffait, ça me transformait de manière négative. La santé, c'est important aussi !

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    1. au bout de même pas un mois j'en étais pas au stade d'être bouffée par le boulot mais juste "éteinte" et "triste" ... mais je comprends vraiment ce que tu veux dire ! je conçois même de faire un truc mal payé mais qu'on préfère ... la sagesse de l'âge ;) alors forcément là je n'aimais rien et en plus au smic alors voilà pas grand chose pr me motiver !

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  3. Comme j'aurais pu écrire ces lignes ! Ton billet me fait un bien fou même s'il ne fait pas avancer notre problème : que faire de notre vie pro ? Je comprends tout à fait ce qui t'est arrivée que ce soit la précipitation à accepter, l'obsession et la désillusion. Moi je suis en sursis : comme ma fille ne rentre à l"école qu'en septembre je me suis mis comme date butoir septembre : je ne vais pas sur cadremploi d'ici là et je ne réponds pas au tél si je connais pas le numéro car je veux pas parler à un chasseur de tête qui va me vendre du rêve. Mais en septembre, j'ai peur ; peur de faire comme toi, peur d'aller trop vite, peur de faire de mauvais choix, peur de tomber encore sur un méchant manager ;-) Grosses bises de soutien !

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    1. c'est bien dommage que tu sois sur paris sinon on aurait pu monter la boîte du siècle :p
      je rêve de trouver un partenaire qui ne serait pas forcément ma meilleure amie dans la vraie vie car je ne recherche pas ça pr ma vie pro, mais avec laquelle je serais complémentaire et qui aurait envie des mêmes choses et surtout de bosser dans des valeurs qu'on partagerait ;))) bonc ourage à toi (et j'ai d'ailleurs pensé à nos échanges de mail quand je me suis fait virer :p)

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  4. Ce n'est pas évident de trouver un travail, qui plus est qui plaise. C'est même extrêmement difficile. Tu as fait un choix, tu as tout donné, tu t'es rendue compte.

    Essayes de te poser, de réfléchir à ce que tu voudrais faire (à part prendre ton sac à dos et parcourir le monde ;) ). Et dis toi que cette expérience est au final une bonne chose : tu n'es pas prête à taffer uniquement pour taffer, il te faut un minimum d'intérêt pour le boulot ...

    Bises

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    1. bah en fait je n'ai pas tt donné justement car au bout d'une semaine j'étais complètement désabusée ... mais ce qui est sûr c'est que j'ai au moins tenté un retour dans le monde de l'entreprise ... je ne dis pas que je ne recommencerai pas car je suis bien consciente que cette expérience ne représente pas l'Entreprise mais une de ses 1000 facettes ! en ts les cas, il va falloir que je fasse des choix comme je le disais plus haut à Irène ! et je confirme ta conclusion, un smic pourquoi pas mais pr un truc vraiment chouette ;) bises aussiiiii

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  5. Billet d'actualité, sans aucun doute !
    J'espère que tu trouveras ta voie, moi je cherche la mienne et je me dis que c'est aussi bien comme ça : suivre un chemin de vie qui n'est pas linéaire c'est sûrement plus fatigant mais aussi plus enrichissant que de se mettre sur des rails et de ne jamais en sortir !
    Serrons nous les coudes !

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    1. à 100% d'accord mais je dois avouer que le temps qui avance ... mes 35 ans bien tassés et bientôt 36 me font grave flipper quand même ... il y a 10 ans tt était différent ! je me disais que j'avais le temps ... je me dis que je ne l'ai plus :(

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  6. que faire de sa vie?! ma grande question. Ce licenciement est une bonne chose... un mal (?) pour un bien. Tu trouveras. Ton truc. En son temps.

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    1. déjà trouve l'endroit de ta vie mdr ;))) après tout s'offira naturellement à toi ! Olé ;)

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  7. Je lis ton article et je n'y crois pas : quelqu'un qui est dans la même situation que moi ! (enfin, je crois, enfin, je me suis reconnue comme si je voyais une jumelle en lisant ton article) J'ai écarquillé les yeux lorsque j'ai lu : "Sauf que j'ai du mal à encaisser ma nouvelle vie ...", puis tu as dis que tu ne savais pas vraiment quoi faire de ta vie, tu as parlé d'un sédentarisme forcé…

    Oh il ne faut pas que je perde l'adresse de ton blog !

    Je me trouve dans un cas tout à fait équivalent au tien. Je suis nomade, je suis aventureuse, je vis avec un explorateur sauf que… Depuis un an tout a changé. L'Explorateur a trouvé un CDI, je me suis retrouvée à la maison toute la journée avec ma fille, à ne plus voir mon amoureux que trop peu… Et je dépéris !

    Evidemment, j'ai des petits projets, je réalise des petites choses mais ça ne change rien à mon mal aise quasi constant.

    Je lirai plus attentivement ton blog demain peut-être, mes yeux me piquent.

    Bonne soirée !

    Céline.

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    1. et oui c'est super dur à expliquer pour ceux qui n'ont pas vécu des choses un peu atypiques (pas forcément le voyage hein ? comme je le disais le sport de haut niveau par exemple aussi) ... on passe un peu pour des pimbèches insatisfaites ! par contre il y a un facteur énorme : c'est l'âge ... le mien commence à être trop haut pr attendre et voir venir ! après tu peux aussi prendre le temps de profiter de bébé (ça c'est qd même chouette) et surtout ne pas couper les ponts avec ton entourage, tes relations pro et continue à faire des trucs même superficiels comme blogger etc. Il faut rester connectée pr avoir plus de ressort le jour où ! mais c'est super dur ! et tt ça ne répond pas à notre question : que faire ? en ts les cas merci pour ton passage par ici et à bientôt :-)

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    2. Je crois que quelque soit notre âge, lorsque notre vie n'avance pas, on a l'impression que ça va durer une éternité et qu'on n'a plus le temps d'attendre que les choses s'arrangent !
      Que faire ? Peut-être préparer un truc fou, un truc assez difficile pour lequel il est tout à fait possible qu'on échoue ? Il veut peut-être mieux se tromper que de s'ennuyer.

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    3. oui tu as raison pour la question de l'âge car depuis ce que j'ai écrit j'ai un peu revu ma copie en voyant une copine et son mec qui ont dix et quinze de plus ... et qui partent dans des projets de malade ! ils m'ont redonné la pêche ! par contre c'est au niveau financier que je ne peux pas me permettre de me planter avec la responsabilité de 2 enfants ! seule ou en couple, oui pas de souci mais je ne peux pas me retrouver à vivre dans ma bagnole pour avoir fait les mauvais choix !

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  8. Oula la question qui fâche ! je suis en plein dedans, je compatis !
    Et j'ai l'impression que plus grands sont les rêves plus dures est la chute, pfff des fois plutôt que de sacrifier ma vie privée à un travail qui me demande beaucoup mais me donne peu je e demande si je préférerais pas faire tout autre chose me mettre à mon compte ou autre..
    Merci pour ton billet et visiblement tu n'as aucunement à te remettre en question vu la boîte sur laquelle tu es tombée !

    Bises :-)

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    1. alors déjà il y a un truc génial que tu as : les rpeves même si comme tu dis plusgrands ils sont, plus la chute est rude ! mais c'est ton moteur à projet alors crois-y ! j'ai longtemps refusé l'idée de me mettre à mon compte car je fuyais le RSI et tutti quanti comme la peste vu que mon mari est commerçant et galère ! mais l'idée commence à germer de plus en plus pr moi aussi ! bon courage !

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  9. C'est quelque chose de difficile de trouver ce qui nous plait vraiment.
    Il faut prendre son temps et se poser les bonnes questions...
    Bonne soirée :)

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    1. c'est gentil mais mon problème est que justement j'ai l'impression de ne plus avoir le temps ... et 4 ans dans la reflexion ça commence à faire long :/ je commence à être un peu longue à la détente là ! merci pour les encouragements en tous les cas, ça fait plaisiiir :)

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