vendredi 28 février 2014

Paul Auster où es-tu passé ?

Sous le sapin cette année j'ai découvert un petit paquet avec écrit mon nom en lettres manuscrites ... dans ce petit paquet se trouvait Sunset Park, le dernier livre de Paul Auster paru en version poche.

J'étais heureuse, j'avais hâte.

Je l'avais quitté il y a plus d'une bonne dizaine d'années après m'être engloutie une bonne partie de son oeuvre frénétiquement ! C'est tout moi, quand je découvre un auteur je dévore ! J'ai eu ma période Kundera, puis Pennac, puis Extebarria, puis ... Auster ... etc. 

J'étais impatiente de revoir ce vieil ami qui m'avait si bien tenu compagnie sur mes longs trajets des lignes 3 et 9 jusqu'à ma destination finale : la fac de Jussieu ! 

Le premier chapitre m'a mise en confiance, je retrouvais son style en découvrant la vie si particulière de Miles, le dénominateur commun de tous les personnages du bouquin. Des parcours cassés, atypiques, c'est sa spécialité à Auster ! Il est le pro des romans "chorale" où tous les protagonistes se croisent et se retrouvent par un moyen ou un autre impliqués dans une même histoire.

Miles après un drame familial traumatisant : la mort de son frère dont il porte la culpabilité a fini par s'enfuir de chez lui, son New York natal, a abandonné ses études brillantes, ses parents qu'il a entendus au détour d'une conversation douter de lui ! Ils sont LA cause de sa fuite. 
On est de suite happé par les aventures du personnage principal qui nous dévoilent petit à petit son passé, sa famille ... petit à petit, l'auteur nous fait aussi le portrait des personnages secondaires, ces électrons de Miles qu'il retrouvera à son retour à Big Apple dans ce squatte qu'est Sunset Park.
Auster dans les pommes ! (je n'avais pas de choux désolée ...)

Et là comment vous  dire que tout retombe comme un soufflé qui n'aurait pas pris ?
Passé les 2-3 premiers chapitres on s'ennuie. Je suis même tristement surprise de constater que l'écriture n'est pas terrible au point de me demander si la traduction en est la cause. Je me ressaisi et me demande même intérieurement °°°qui suis-je pour critiquer Paul Auster ?°°°. Mais l'ennui seul me confortera dans l'idée que je suis devant un roman où les personnages censés être flamboyants ne sont qu'une ombre de caractères bien trempés, un ersatz de tempéraments. On ne s'attache que très peu à eux finalement, un léger regard tendre à la limite. En fait ils sont juste inintéressants malgré ce que veut nous laisser croire l'écrivain. Pire que tout, la trame est prévisible. Certes le lecteur peut anticiper une histoire mais au moins que l'écriture la sauve ! 

Bref, vous l'aurez compris j'ai été déçue, triste d'être déçue ! 

Est-ce moi qui ai vieilli et qui ne suis plus réceptive à ses romans, est-ce lui qui a vieilli, sa plume en prenant un sacré coup ? 
Vais-je avoir le courage de relire ses oeuvres d'antan pour tenter une réconciliation ? Je ne crois pas tellement je suis restée sur ma faim impatiente de me plonger dans un nouvel univers. L'Homme est dans sa période Douglas Kennedy et empile tous ceux qu'il a lus sur ma table de nuit ... n'ayons crainte je vais le suivre dans sa frénésie !
A l'époque où je le lisais en anglais en allant à la fac en cours ... d'anglais ! Celui là je l'avais adoré ! 

4 commentaires:

  1. Tiens, je l'avais lu il y a déjà quelques temps, et n'en garde pas un si mauvais souvenir... En ce moment, je suis dans une impasse littéraire, une tornade dévastatrice qui m'empêche toute lecture ! Tout me tombe des mains... je ne sais trop comment l'expliquer. J'ai ENVIE de certains romans, mais je n'arrive pas à rentrer dedans... je lis sans me laisser happer, ou baille et m'endors !! De D. Kennedy, moi j'avais adoré Les désarrois de Ned Allen, et Cul de sac...

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    1. franchement ce n'est pas uen cata non plus, ce n'est pas ce que je dis mais limite je me suis forcée à le terminer alors qu'à une époque je les dévorais ses bouquins ... ou alors je suis dans une phase similaire à la tienne ;)

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  2. C'est dur quand on est déçue par un auteur ...

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    1. ou peut-être l'ai-je mystifié dans ma jeunesse ? ? ?

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