lundi 29 août 2011

Visa pour l'Image

Est-ce ma fascination pour ces photoreporters ? mon adoration de la photo ? ma passion pour l'engagement ? ou juste un soupçon de nostalgie des années où j'interviewais l'emblématique Jean-François Leroy créateur du festival, ou ces photographes légendaires que sont Depardon et Follmi ???
C'est tout à la fois ... ce tout, c'est ce qui me pousse à vous parler de Visa pour l'Image, le plus grand festival de photojournalisme au monde ... qui a lieu tous les ans chez nous à Perpignan ... un véritable honneur que de recevoir ces chasseurs d'image venus des 4 coins du globe.

Visa (pour les intimes) ce sont des expos, des projections le soir en plein air, des conférences pour le grand public ... mais aussi un haut lieu de rencontre des professionnels : photographes certes mais aussi agences (Reuters, Magnum, AFP etc.) et industriels (Canon, Adobe, Apple etc.).

Âmes sensibles s'abstenir ... qui dit photojournalisme ... dit on s'en prend plein la face . Forcément, l'actu est + noire que rose et c'est elle dont on parle, c'est elle qui fait la programmation.

Ceci-dit, cette année, il y a une expo clairement accessible aux plus jeunes au Couvent des Minimes, celle de Brian Skerry pour National Geographic dont voici le pitch :
Ocean Soul
est une histoire d'amour. Une histoire de découverte et d'espoir. Avec Ocean Soul, le photographe primé Brian Skerry nous montre un monde fait de beauté et de mystère, un monde menacé mais aussi porteur d'espoir, qui pourra retrouver sa santé pourvu que les soins nécessaires lui soient accordés. Ocean Soul présente une incroyable variété de faune marine - baleines géantes, requins, phoques et poissons minuscules - et d'habitats, situés dans des récifs de corail aussi bien que sous la banquise.
Quant à moi, j'espère avoir le temps de me faire une soirée projection (va falloir négocier avec Maman qui gardera les filles ...) et il y a quelques expos que j'aimerais visionner ...

Chien-Chi Chang / Magnum Photos pour National Geographic

Birmanie : au pays des ombres

En un demi-siècle, la Birmanie est passée du rang du pays le plus riche de l'Asie du Sud-Est à celui du plus pauvre, qu'elle occupe aujourd'hui ; c'est aussi devenu une des nations les plus isolées au monde. Les militaires au pouvoir tentent à présent de séduire les touristes et les investisseurs étrangers en ne leur montrant que les beaux temples et les sites pittoresques de ce pays profondément bouddhiste. Mais derrière la façade culturelle, le régime répressif qui a maintenu la prix Nobel et leader politique Aung San Suu Kyi en résidence surveillée pendant quinze ans monte la garde. Lorsque Chien-Chi Chang se faisait passer pour un touriste afin de prendre ces photos, il ne savait jamais qui était en train de le surveiller. Big Brother a de nombreux petits frères.

Issouf Sanogo / Agence France-Presse

Côte d’Ivoire

Depuis le coup d'État militaire du général Robert Gueï en 1999, la Côte d'Ivoire alterne entre coups d'État, élections et cessez-le-feu. Issouf Sanogo en est l'un des témoins depuis plus de dix ans.

Durant tout ce conflit, Issouf Sanogo suit les rebelles et les forces de Gbagbo lors de leurs affrontements.

Enfin, en 2010, Issouf est de nouveau présent pour couvrir les élections présidentielles opposant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara et les protestations violentes qui en résulteront. La crise va durer jusqu'au 11 avril 2011 lors de l'arrestation de Laurent Gbagbo, suivie de la prise de pouvoir officielle d'Alassane Ouattara.

Jonas Bendiksen / Magnum Photos pour National Geographic

Bangladesh : Contre vents et marées

Le Bangladesh compte parmi les nations les plus vulnérables face au changement climatique. Une grande partie de ce pays très plat se situe à moins de cinq mètres au-dessus du niveau de la mer. La pauvreté et la forte densité de population ne font qu'assombrir ce triste tableau. Si la bataille semble perdue d'avance, c'est compter sans la résilience et la créativité des Bangladais. Jonas Bendiksen examine les effets du changement climatique et les efforts de tout un peuple pour repousser la montée des marées.

2 commentaires:

  1. Voilà un festival qui passionnerait mon homme féru de photographies...Ca à l'air passionnant. Bon j'avoue, que j'ai peu de temps et peu de motivation pour acheter de tel magasines...en général je fais des cauchemars pendant 3 jours après (d'ailleurs celle du requin me fait flipper grave!!)....
    Mais je trouve toujours très intéressant de voir le monde par un autre bout que ce que la presse classique nous apporte...

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  2. en fait ils exposent les clichés limite censurés par les mags car trop durs ... par exemple dans Paris Match cette semaine il y a le reportage sur la Lybie qui est déjà bien difficile à mater ... et ça l'est encore + à Visa car ils y ajoutent les autres photos non publiées ...
    mais c'est vrai que c'est génial comme festival !

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