samedi 30 avril 2011

My Périnée Joystick

Après les aléas de la grossesse les plus tabous du type constipation, hémorroïdes, rétention d'eau, nausées et j'en passe (je rassure celles qui veulent des enfants : le cumul des taches n'est pas obligatoire), il en subsiste un dernier post-partum ... un secret bien gardé : la rééducation du périnée !

Ces 2 mots vous tombent dessus comme un couperet le jour de votre sortie de maternité : "Madame, voilà vos ordonnances : Cérazette et rééducation post-partum, vous commencerez par le périnée et vous enchaînerez par les abdos"
"Ah ! d'accord" sans vraiment oser demander en quoi consiste réellement cette rééducation post-partum. Le tout se noie en une espèce de flou artistique.
C'est sûr on en a vaguement entendu parler par ses copines : "c'est super important, là je suis en rééduc post-partum" ou juste en diagonale dans un article de Parents mag car on est trop concentré à lire ceux qui traitent du jour J ou de futur bébé.

Le tout est que je me retrouve tout naturellement dans le cabinet de la sage-femme qui avait fait ma préparation à l'accouchement. Elle me précise qu'elle ne fait que du "manuel" ... c'est là que le doute m'envahit ... qu'entend-elle par "manuel" ??? Il ne me faudra pas bien longtemps à comprendre une fois installée sur sa table en position gynéco. Je pensais en avoir terminé avec ces introspections pénibles ... et bien non, le calvaire continue et de +, il faut bosser !
Finalement à la 8ème séance, ça me semble naturel de discuter du programme télé de la veille ou des caprices de la météo en même temps que je contracte ou relâche, comme quoi tout est question d'habitude !

Je vais déchanter quand au 3ème mois post-partum je prends RDV chez ma gynéco pour un contrôle de routine. Un nouveau couperet tombe celui de mon docteur au tact légendaire (pardon pour ces mots d'une crudité absolue) : "vous avez le vagin avachi, il faut faire votre rééducation post-partum" .
On n'a qu'une envie, lui répondre : "t'es gentille ça fait un mois et demi que j'y suis" ... et on le fait sans la première partie de la phrase.
La gynéco hyper moderne vous dirige de suite vers un kiné pour le faire avec une sonde ... késako ça encore ???

On se retrouve cette fois-ci, toujours en position gynéco, avec un joystick à la place des doigts (une sonde pour parler le médical) qui stimule par petites décharges électriques et qui permet de jouer avec les contractions de notre périnée sur écran ... c'est un peu rébarbatif et répétitif mais je dois avouer que ça a plutôt pas mal marché.
J'ai quand même apprécié avoir commencé en "manuel" car on prend mieux conscience des différentes zones de son périnée (il y en a 3 majeures).

Au 2ème accouchement, on va direct chez la kiné et on attend avant de faire sa visite de routine chez la gynéco pour ne pas repartir le moral à zéro....

mardi 26 avril 2011

La déco trooop facile

Comme vous l'aurez compris, j'aime bien faire des choses de toute sorte mais faut que ce soit rapide et efficace !
J'ai donc créé il y a un an environ ce petit cadre pour la chambre des filles que j'adore ... enfin "créé" est peut-être un bien grand mot !
Conception simple niveau 1ère année de maternelle : un morceau de papier cadeau IKEA (ils ont toujours des motifs super sympas), un cadre récupéré de ma chambre d'ado, des gommettes des Editions Lito, et le tour est joué !

Un peu dans l'état d'esprit de Babidji, non ?

vendredi 22 avril 2011

Cradocs ou pas ? telle est la question de 100% mag

Super reportage de la mort qui tue ce soir dans 100% mag sur M6 :

- d'un côté la caricature d'une mère qui chasse les microbes,
- de l'autre celle de la mère pseudo baba cool qui prône l'auto-immunisation.

On a donc des séquences fabuleuses chez la première qui nettoie les pattes de son chien en rentrant du square et qui rue ses enfants sous la douche à peine arrivés pour ne pas propager les microbes, en revanche d'autres semblent complètement évidentes du style "on se brosse les dents après chaque repas" à "je me lave les mains avant de passer à table" ... "et après" (histoire de ne pas pourrir le nouveau canapé de sucre et autre sauce bolo j'imagine).

Quant à la deuxième, à vue de reportage, on ne se lave jamais les mains et c'est bains à la carte. Celle-ci est super fière de nous dire qu'à 16 mois sa gamine n'a jamais été malade ... dommage dans la séquence précédente on l'a vue pendue à son sein ... les anti-corps de maman n'y seraient-ils pas pour quelque chose ??? attendons les premières immersions en collectivité sans le lait des nénés de mamounette !

Heureusement qu'un spécialiste est là pour remettre les choses à leur place : il faut se brosser les dents après chaque repas, se laver les mains avant de manger et en sortant des cabinets !!!
Je n'ai qu'un mot à dire et sans ironie : MER-CI !
Je suis toujours surprise de voir le nombre de nanas (surtout celles d'un certain âge ... comme si le seul fait d'être ménopausée les dispensait du passage au lavabo) qui ne se lavent pas les mains en sortant des toilettes. Sont-ce les mêmes qui enchaînent les gastros ??? et qui nous contaminent par la même occase ???

Mais revenons-en à nos moutons : même si le message basique de la propreté dans ce reportage peut toujours servir, je me demande quelles en sont les conclusions réelles puisqu'il se termine par la + débile (désolée pour ce terme d'une adorable puérilité) qui soit : la mère n°1 n'est pas mieux que la n°2 (alors que THE spécialiste vient de démontrer absolument le contraire) tant que les enfants sont en bonne santé, ne vous fiez qu'à ça !!!

et bien on est content, tout le monde est content et personne n'est froissé ... c'est beau les magazines télé féminins !!!

A voir dès demain en replay : http://www.m6.fr/emission-100_mag/

lundi 18 avril 2011

Le don de sang placentaire


La maternité nous a proposé de faire un don de cellules souches du cordon de Bouchon au moment de sa naissance. Nous avons accepté.
Manque de chance, nous avons reçu un courrier de l'Unité Mixte de Thérapie Cellulaire et Tissulaire, nous informant que le sang placentaire recueilli lors de l'accouchement ne renfermait pas le nombre de cellules nécessaire pour une greffe. Aucune conséquence pour la santé de Bouchon mais en revanche, pas de possibilité d'aider un malade.
L'échantillon a été détruit conformément à la réglementation française en vigueur.

Dommage ces dons permettent de soigner des personnes atteintes de maladies du sang ou de cancer.

Ca ne vaut vraiment pas le coup de refuser car le prélèvement est totalement indolore et n'a en aucun cas porté préjudice au bon déroulement de l'accouchement. De toute façon, il n'a pas lieu si les sages-femmes doivent porter leur attention sur des gestes médicaux prioritaires.

Test : le Kidizoom


Le "Père-Noël" a apporté un appareil photo Kidizoom de Vtech à Pimprenelle.

Dès qu'elle le voyait dans un magazine elle le voulait et, bien sûr, il était sur la liste au Père-Noël.
Sachant l'an passé que je n'allais pas faire les magasins enceinte jusqu'au cou, je m'y suis prise tôt en privilégiant le web ... coup de bol on l'a trouvé mi-octobre à environ 45 € (contre 60 € environ sur Fnac Eveil & Jeux ou en supermarchés à la même époque) sur C-discount.

Je viens de trouver sur le site les numeriques.com, un test du produit et c'est exactement ce que j'en pense (dommage que je ne l'ai pas lu avant ...) : http://www.lesnumeriques.com/vtech-kidizoom-p905_3055_298.html !
En fait, il est pratique et robuste mais côté qualité d'image et rapidité de déclenchement on est au bas du bas ... résultat : des photos floues !
Un enfant, surtout de 3 ans, n'est pas assez patient pour tenir l'appareil assez longtemps en place. Cela dit, ça reste ludique, Pimprenelle ne le lache pas et nous mitraille (ou tout du moins essaie) sans cesse !

Tout un art : les premières photos de Pimprenelle

autoportrait

mercredi 13 avril 2011

Quand la Cloche fait ses emplettes

et il s'avère qu'aujourd'hui la Cloche c'est moi !

pas le choix que de jouer le jeu surtout quand le matin on a laissé Bibi au centre aéré qui va faire des lapins et autres paniers pour ramasser les oeufs de Pâques !
Comme je suis une faible mère ... j'ai craqué ... victime de l'appel des têtes de gondoles de mon hyper !
Ca donne dans mon panier de cloche : des oeufs Hello Kitty pour faire plaisir à Bibi, de la friture au choco noir à partager avec Maman et un lapin au lait à partager avec Papa.

J'ai même ajouté dans ma besace ces 2 drôles d'animaux emblèmes parait-il de Pâques : un lapin et une poule Play-Doh, à l'intérieur de la pâte à modeler bien sûr ! Plus diététique et plus ludique. J'ai trouvé le concept super sympa. Play-Doh a aussi créé des sacs d'oeufs remplis de pâte à modeler.

Enterrer son pot dans le jardin

Si si c'est possible grâce aux "Becopotty" de la marque BecoThings !
Le concept est simple, une fois que bébé est devenu grand et propre et bien on en fait un pot de fleurs ou presque ! On l'enterre dans le jardin car il est 100% biodégradable.
Dans la même gamme on trouve aussi des marche-pieds.
Bon, la marque commercialise également des litières pour chat ou autres gamelles pour chien ... ça fait bizarre de retrouver ces articles sous la même enseigne, mais qui n'a jamais appelé le p'tit dernier "mon chaton" ou "mon bichon" ???

Le prix du pot reste carrément abordable à 12,90 €, et on le trouve en vente par exemple sur le site de Petit Coton.

jeudi 7 avril 2011

Rogé Cavaillès enfonce le clou

... je veux dire celui de mon post précédent !

La marque a décidé de soutenir Gynécologie Sans Frontières : www.gynsf.org.
En effet, dans les pays en voie de développement, 1 000 femmes meurent chaque jour du fait de leur grossesse.
L'offre de mécénat de Rogé Cavaillès est simple : si nous achetons un lot de 2 produits d'hygiène, nous aidons Gynécologie Sans Frontières à s'équiper pour améliorer la sécurité des accouchements. L'opération dure toute l'année.
Toutes les infos sur ce site du groupe Rogé Cavaillès : http://www.intimitedefemmes.fr/partenariatgsf/

Pourquoi je suis contre l'accouchement à la maison

C'est la grande tendance du moment : accoucher chez soi.
En tous les cas d'après la presse qui consacre de plus en plus d'articles au sujet.

Et effectivement, j'ai du mal avec cette pratique qui est à mon humble avis carrément rétrograde.
J'avoue qu'en France le suivi et l'instant T sont surmédicalisés. On peut en effet lutter contre ce fait en trouvant des compromis (avec les maisons de naissance par exemple) mais sans pour autant mettre en péril la vie de la mère et/ou de son enfant. Tout est question de mesure.
J'ai vécu assez de temps en Inde pour voir que les femmes aimeraient tellement pouvoir accoucher dans des conditions optimales et médicales.
Par ailleurs, en discutant avec l'une des sage-femmes lors de mon accouchement pour Bouchon, elle m'informait qu'un accouchement à domicile sur deux de l'agglo de Grenoble se terminait de toute façon à l'hôpital, et avec de +, le stress et la panique du transfert en urgence.

Il existe aussi certains reportages comme celui ci-dessous qui ne font que renforcer mon opinion ... je pense que les paraguayennes aimeraient infiniment pouvoir accoucher comme la plupart des françaises.
Reportage "Mortes en couche" à voir ... à tout prix !

Toutes les photos sont de la propriété de Rodrigo Alfaro, je ne les utilise sur ce blog aux seules fins de promouvoir son travail et de faire prendre conscience de la détresse de ces femmes et de ces ados.
Vous trouverez son travail à cette adresse : http://alfarorodrigo.wordpress.com/


1800 nouveaux-nés meurent chaque année de mauvais soins au Paraguay, plus de 1500 enfants perdent leur mère décédée après un accouchement. Et ce n’est que le début. Le pays connaît une forte augmentation du nombre d’adolescentes enceintes. Les chiffres sont affolants, 25% des décès de jeunes femmes âgées de moins de 19 ans sont dus à des avortements clandestins.
Rodrigo Alfaro, photojournaliste, a 24 ans, il est né en Argentine. Il a voulu témoigner de la situation sanitaire au Paraguay. Il raconte sur son blog l’impossibilité pour les populations indigènes d’accéder aux soins : « Il faut prendre un tracteur ou une moto pour aller à l’hôpital et souvent le docteur est absent. » Plus choquant encore, la mort de nourrisson : “Un bébé à l’agonie a été examiné et renvoyé chez lui avec sa mère. Les hôpitaux n’ont pas le matériel pour effectuer des examens. Le personnel est incapable de faire un diagnostic et de lui promulguer les soins nécessaires. Il doit se débrouiller seul pour survivre”.

A Boqueron, il est courant que les bébés soient abandonnés par leur famille et en meurent. Ils sont transportés dans des boîtes de balles.

Dans les campagnes, la moyenne est de 5 enfants par mariage. Quand la mère meurt en couche, la situation est catastrophique car ce sont les enfants qui s'occupent les uns des autres.

Une ado enceinte, Hôpital San Pablo

Un bébé à l’agonie a été examiné et renvoyé chez lui avec sa mère. Les hôpitaux n’ont pas le matériel pour effectuer des examens. Le personnel est incapable de faire un diagnostic et de lui promulguer les soins nécessaires. Il doit se débrouiller seul pour survivre”.
Au moment de l'accouchement, souvent les adolescentes déchargent toute l'angoisse accumulée pendant leur grossesse. La fille hurle et me demande de la sortir de là, réalisant que la naissance va "dégrader" sa vie.

Un bébé qui ne sait pas téter


Pas d'allaitement pour Bouchon

Quelle épopée ...
Mon séjour en maternité n'aura pas été de tout repos ... j'ai en effet passé 3 jours à tenter de faire téter Bouchon ... sans succès.

Dès la salle d'accouchement je m'étais rendu compte que Bouchon ne savait pas téter ... mais bon, pas vraiment le moment de s'inquiéter après seulement une ou deux heures de vie ... bébé a le droit d'être fatigué !

Pas de chanceBouchon ne sait réellement pas téter !

Les 3 premières nuits après avoir seulement ingurgité quelques gouttesBouchon renonçait à se nourrir, comme dépitée de ne pas y arriver et dormait 7 heures d'affilé.
Le 2ème jour au matin, la pédiatre lui a même coupé le frein de la langue qui était un peu court pour l'aider à placer sa langue ... toujours sans succès.
En fait,  Bouchon n'a jamais réussi à former la fameuse petite gouttière et surtout à avoir une succion assez forte. A chaque tétée, ce n'était que 2 succions et rien de +.

J'ai commencé à désespérer sérieusement, d'autant + que j'avais toute l'équipe de la maternité à mes côtés : de l'auxilière puéricultrice à la sage femme en passant pas la pédiatre. Rien à dire, c'était même surprenant de voir tout le monde, mobilisé comme ça pour mon bébé !

Le 3ème jour au matin, il a bien fallu se rendre à l'évidence et commencer des compléments à la seringueBouchon avait perdu 1/10ème de son poids.
Manque de bol, tout s'est déroulé à J 3 : le fameux jour "chute d'hormones" ...
Pas facile à encaisser en plein "baby blues" !
Dans la soirée, après m'être acharnée (c'est bien le terme) pendant 3 jours sur ce pauvre Bouchon, la décision était prise : abandon du sein pour les bibs !
Le choix s'est imposé quand on lui a donné un biberon de mon lait qu'elle a englouti : bébé crevait de faim !
C'est aussi à partir de ce moment où j'ai commencé à pleurer non stop jusqu'au lendemain matin. Il fallait que je fasse le deuil de cet allaitement maternel (ainsi que de mes hormones de grossesse ... ne les oublions pas !).

Je suis tombée des nues car ayant allaiter Pimprenelle pendant 6 mois, je n'avais pas envisagé une seule seconde que ça ne puisse pas fonctionner.

Je suis sacrément en manque de ce contact charnel que j'ai tant aimé avec Pimprenelle, mais comme je l'ai toujours dit, je ne suis pas assez tenace pour tirer mon lait, par exemple, et donner à Bouchon des bibs "maison". Pas le courage de "perdre du temps" clouée sur un fauteuil les seins dans un tire-lait alors que ce temps je peux le passer avec mes filles.
Après 3 bons jours de souffrance puisque la montée de lait avait commencé, j'ai entamé un traitement anti-lactation avec amertume.

Bouchon après 10 jours de vie ne savait d'ailleurs toujours pas réellement téter. On oublie les tétines en silicone trop dures. En fait, elle machouille ou pince la tétine puis avale mais n'a toujours pas ce réflexe de succion si particulier des nouveaux nés. Je me console en me rappelant la chance que j'ai d'être en France et de ne pas voir dépérir mon bébé.
De mon côté, je commence à oublier ce traumatisme perso ... mais on peste surtout quand il faut penser à emporter la panoplie biberons à chaque déplacement ... c'était tellement pratique le sein !!!!