dimanche 11 février 2018

Le jour où j'ai tapissé mon vieux fauteuil

J'admets. Ce titre est mensonger ... réellement ... parce qu'il m'a fallu bien plus qu'un seul jour pour relever ce défi ... ce truc auquel je pensais depuis un bout de temps ... ce truc qui me taraudait et qui ma foi s'accordait plutôt bien dans mon planning hivernal de saisonnière au repos.
poele à bois allumé dans une maison en pierres avec un fauteuil devant


Pourquoi tapisser un vieux fauteuil ? 


Mais quelle idée ? Pourquoi se faire autant de mal ... parce que je vous le dis, ça fait mal : ampoules aux doigts, dos cassé et tendinite au poignet ! J'exagère à peine ... la satisfaction du fait maison se paie croyez-moi ! Mais ces 2 fauteuils ont marqué ma vie (oui il s'agit d'une paire et je vais récupérer le second au printemps pour le rénover lui aussi). Je les ai toujours vus. Même si ce ne sont pas des Louis Philippe d'époque, ils sont quand même entièrement réalisés à l'ancienne en merisier ... on est loin du contre plaqué Ikea tout de même.
Je le voyais traîner seul dans ma maison abandonné ... il m'encombrait ... il fallait faire un choix : soit s'en débarrasser, soit lui offrir une 2ème vie.
J'ai passé beaucoup de temps sur Youtube à étudier le process. Serai-je capable de le sauver ? Et puis dans une soirée j'ai rencontré une nana qui venait de se taper un Voltaire pour la première fois (enfin vous me comprenez), alors pourquoi pas moi ? 

Un mercredi aprem de soldes, j'ai traîné les filles ravies chez Mondial Tissu (qui en ont profité pour acheter plein de tissu et galons histoire de renouveler la garde-robe des poupées). J'ai profité des super gros rabais pour me lancer. Au moins si je rate, je ne m'assois pas (ah ah ah) sur 50 € de tissu à tapisser. 

J'ai donc franchi le cap. J'ai investi dans un motif que je n'imaginais pas choisir comme ça au départ, qui finalement me plaisait vraiment et qui avait cet avantage incontestable d'être à -70 % !!! Courageuse d'accord mais pas téméraire ! 
tissu pour tapisser un vieux fauteuil louis philippe
Il était temps !!! 

assise trouée d'un vieux fauteuil louis philippe
fauteuil troué sur l'assise


Tapisser un fauteuil en étant débutant c'est possible ! 


Je n'ai pas pris de cours, j'ai tout réalisé grâce aux tutos dégotés sur Youtube (principalement celui-ci de Du côté de Chez Vous), je me suis lancée un point c'est tout ! 
J'ai tout de même pris le minimum de risque : le fauteuil était vraiment usé (pas que l'assise, des marques à plusieurs endroits sur le bois aussi). Si je l'achevais c'était certes très triste sans être dramatique ! J'ai également pris la décision de le faire a minima niveau prix. Parce que le vrai matos a un coût. N'étant pas sûre d'y arriver, je ne voulais pas investir des sommes astronomiques. Et soyons réaliste, si j'avais eu 200 € à dépenser je pense que j'aurais craqué sur ce petit modèle en soldes repéré dans un magasin de meubles !!! 
matériel et outls utilisés pour tapisser mon fauteuil

Mon budget matériel pour tapisser mon vieux fauteuil : 


  • tissu pour 3,50m (j'en ai utilisé seulement la moitié le reste sera pour le 2ème fauteuil) :      21 € soit 10,50 € réellement pour ce fauteuil
  • décireur 0,5L : 12,40 €
  • lot de tampons en laine d'acier : 3,15 €
  • cire à effet blanchi : 12,95 €
  • semences 14mm : 3,75 €
  • 350 clous tapissier noirs : 18 €
  • 2 feuilles de papier de verre grain 120 : 1,12 €
  • lot de 3 pinceaux : 4 €
= 65,87 €

* J'avais grâce à l'Homme le reste : pince, marteau, tourne-vis et une agrafeuse murale *
Je n'aurai qu'à racheter les clous tapissier pour le 2nd fauteuil : budget amorti pour 2 sans souci !

Vous constatez que le coût tapisserie est réel. Honnêtement, j'ai vraiment galéré avec du matériel inadapté au travail que j'avais à effectuer. Je m'en suis sorti mais ce n'est pas parfait. J'ai mis 2 fois plus de temps à retirer les clous au tourne-vis et à la pince (voir vidéo en fin de post) en terminant avec des ampoules aux doigts. Normalement ça se fait au pied de biche et au maillet en buis. 
Enfin il faut être lucide, j'ai raté la mise en place des clous tapissier. Ils ne sont pas droit et mal placés parce qu'il faut là aussi un marteau spécial. Si vous avez le budget investissez au moins sur le marteau pour les clous, ça vaut vraiment le coup !!! 

Les différentes étapes pour relooker un vieux fauteuil :


1/ Enlever les clous et le tissu


J'ai mis 3 heures pour tout retirer ... et je n'ai pas capitulé quand j'ai découvert que mon prédécesseur était un monomane des agrafes ... la petite surprise bien sympa qu'on découvre sous les clous.

Pour l'assise, ça se présente comme je m'y attends :
tissu de l'assise du fauteuil à moitié enlevé
Pour le dossier, le suspense est à son comble ... qu'y a-t-il dessous ? : 
Ô stupeur : du crin en rembourrage comme pour l'assise, je ne m'attendais pas à ça du tout (ça ne se présentait jamais comme ceci sur tous les tutos que j'avais vus). Je l'ai retiré délicatement et conservé bien en l'état.
rembourrage du dossier d'un vieux fauteuil retiré
Une fois l'arrière du dossier enlevé, à nous les agrafes !!!

2/ Décirer et poncer


Sur ma terrasse j'ai passé du décireur à l'aide d'un tampon de laine d'acier puis j'ai poncé (voir vidéo en fin d'article)
fauteuil nu et poncé vu du dessus
vue sur l'ance du fauteuil après le ponçage
Je ne savais pas trop comment m'y prendre pour réparer l'assise ouverte, j'ai tout simplement cousu le molleton grossièrement. J'avais peur qu'on voit un bourrelet sous le tissu mais au final pas du tout. 

3/ Cirer le fauteuil (et surtout ne pas peindre)


Je n'ai pas de photo de cette étape. J'ai tout simplement appliqué la cire au pinceau comme expliqué sur la boîte. Je n'aime pas particulièrement cet effet blanchi. Je me dis qu'une patine bois aurait été mieux. Ceci étant, le blanc s'accorde bien avec le tissu et j'avoue que ça a merveilleusement bien caché les marques sur le bois. On ne sait pas si il s'agit finalement de l'effet ou d'un défaut, raison pour laquelle j'ai conservé cette teinte. 
J'ai aussi privilégié la cire à la peinture car de la sorte je ne condamne pas le bois. Si jamais un ébéniste voulait récupérer le merisier : décireur + ponçage et le tour est joué. Je n'ai pas altéré la matière. Autre avantage : ultra facile à appliquer, ça sèche en 2 heures, on peut donc enchaîner sur la tapisserie dans la foulée.


4/ Découper le tissu et le positionner


Le lendemain, j'ai attaqué la pose du tissu en choisissant la méthode avec des semences uniquement. C'est un peu plus long, mais n'ayant pas d'agrafeuse électrique efficace je n'avais pas vraiment le choix. Ceci dit, je n'avais pas non plus spécialement envie de le faire à l'agrafeuse comme dans plein de tutos sur Internet. J'ai continué à suivre les méthodes de cette vidéo
Il fallait que je fasse une ânerie et je l'ai faite bien sûr ! J'ai coupé trop loin dans un angle de l'assise. Heureusement j'ai pu compenser un chouilla en tirant comme une folle au maximum le tissu dans le coin.  J'ai ensuite caché la misère avec les clous tapissier. 
tissu sur une table prêt à être découpé pour tapisser un fauteuil
assise de fauteuil en train d'être tapissée à l'aide de semences
Tendre la toile au maximum et centrer correctement les motifs
gros plan sur l'assise d'un fauteuil en train d'être tapissé à l'aid ede semences
L'art et la manière de se dé...brouiller !
J'ai totalement improvisé pour le dossier. J'ai récupéré l'ancien et je l'ai habillé à moitié en faisant quelques points aux angles. 
dossier de fauteuil en train d'être tapissé du nouveau tissu
recouvrir le dossier du fauteuil à tapisser avec le nouveau tissu

5/ tapisser 


Pour l'assise : ourler le tissu au ras du bois en replaçant les semences petit à petit.
Pour le dossier :  j'ai agrafé l'arrière (voir vidéo en fin de post) puis positionné par dessus mon ancien dossier recouvert de sa pseudo nouvelle housse. Pas d'ourlet à faire dans cette situation puisque le tissu est déjà replié sans qu'il puisse s'effilocher. J'ai bien aimé ma petite idée finalement !!! Super pratique ... pas académique pour un sou mais pratique ! 
À ce moment je kiffe mon fauteuil, je l'aurais bien laissé comme ça ... mais le plus dur me restait à faire et ça je ne le savais pas ...

6/ Enfoncer les clous !


Mamamia mais quelle horreur ! On peut dire qu'à cet instant j'ai fusillé le fauteuil ! J'en ai bavé avec mon marteau pas adapté pour un sou ... mes clous qui ne s'enfonçaient pas droit comme je le voulais ... j'ai dû en massacrer une bonne vingtaine ... 
Je l'ai fait en 2 jours tellement ça m'énervait ... non pas que ça prenne trop de temps mais que mes nerfs étaient à 2 doigts de lâcher ... (on me souffle dans l'oreillette qu'ils ont en fait lâché ... oops ).
On ne peut pas dire que tout soit raté car honnêtement quand on passe devant ce fauteuil sans le scruter, sans trop s'attarder sur les détails il est plutôt sympa ... j'éviterai juste d'inviter un tapissier à la maison histoire de le garder en vie de peur qu'il clamse d'une apoplexie ! 
Finissons sur une touche enjouée et positive parce que je l'aime d'amour ce fauteuil ! 
Et pourquoi ça ? Tout simplement parce que je me suis donnée du mal, que je l'ai choyé à ma manière ... pensant à chaque minute à son créateur l'ébéniste qui m'aurait maudite de de me voir m'acharner sur son oeuvre ... se dire que ce meuble a une histoire ... qu'il va continuer à partager la nôtre et espérer un jour entendre les filles dire 'tu te souviens quand maman avait tapissé le fauteuil' ... peut-être même qu'elles seront les prochaines à lui offrir une 3ème vie ! Parce que j'aime être matérialiste ... de ces objets dont la valeur n'est que sentimentale comme on dit.

Mon fauteuil en quelques images animées : 

samedi 3 février 2018

Justine, la peur de ma vie

Ce roman est certes terrifiant ... ceci étant c'est plutôt un autre élément qui m'a fichu la trouille ... 

Justine, le thriller de mon amie Anna Knyszewski


Voilà ... ainsi est la raison de cette flippe incontrôlable ... vous l'avez droit devant vous ... écrit distinctement sous vos yeux : c'est ma pote qui l'a écrit. 
J'ai mis quasi un an à me décider à l'acheter ... non pas que je n'en crevais pas d'envie ... non pas que je n'avais pas la somme requise ... non ... ce n'est pas ça ... la couverture est canon de surcroît ... il donne vachement envie ce bouquin ... et pourtant ... j'avais la frousse d'être déçue ... tétanisée par l'éventualité de lui balancer un "sympa ton livre, et sinon t'as trouvé une nouvelle partenaire de squash ?" ... méthode dérivative absolument pitoyable qui ne m'aurait pas fait tenir 10 minutes face à elle ... les yeux dans les yeux ... tellement je ne sais pas mentir dans les situations chargées affectivement. 
Justine d'Anna Knyszewski aux éditions Les Presses Littéraires 

Se cacher pour lire 


Tout d'abord il a fallu que je passe le cap ... j'ai utilisé un alibi : ma mère. J'ai en fait acheté Justine pour elle. Elle m'avait suggéré 2 titres à lui offrir pour Noël ... introuvables ... j'ai alors remplacé son envie en lui imposant mon choix : le livre d'Anna qu'elle avait d'ailleurs rencontrée le 25 décembre ... si c'n'est pas un signe ça franchement ! 
Quelques jours plus tard, je reçois un texto "et ben chapeau Anna !". J'ai senti à l'instant T un soulagement infini ... si ma mère kiffe c'est qu'il y en a sous le capot, croyez-moi.

Mon angoisse se transforma en OUF puis en VITE

J'ai commencé à déguster l'ouvrage confortablement planquée au fond de mon lit ... à l'engloutir devrais-je plutôt dire ... ne faisant qu'une bouchée de la Justine ... en 2 soirs l'histoire était dévorée.

L'exploit d'oublier l'identité de l'auteur


Anna est une copine vous l'avez compris. Anna tient un blog d'humeur drôle et acide. Anna est chroniqueuse radio, Anna a sa rubrique dans LE gratuit de mon département ... bref Anna je connais son style (oserais-je dire par coeur ???), sa voix et son phrasé si singulier. Quand je la lis, je l'entends parler ... sauf que ... dans Justine elle se fait littéralement oublier. L'écrivain se révèle (désolée je n'y arriverai jamais avec "écrivaine", n'y voyez aucun hommage subliminal à Angot). L'auteur prend le dessus évinçant l'amie instantanément. Ce livre est évidemment marqué au fer rouge, tatoué de son humour noir et grinçant comme le stipule sans mentir la 4ème de couverture. C'est sa marque de fabrique mais c'est la narratrice que j'entends. Anna a disparu.


Justine : une prouesse d'équilibriste


Venons-en au vif de sujet : le pitch ! Mais c'est qui Justine ? Ça parle de quoi ? C'est un polar ?
Pas du tout.
C'est un thriller.
Il y a une enquête alors ? 
NON.

Le récit se suffit à lui-même pour créer le suspense. Oui il y a un meurtre. Oui on crève d'envie de savoir pourquoi, par qui et comment. Oui on est suspendu à la plume de Justine qui nous raconte tout ... vraiment tout ... des détails les plus sordides ... parce que les morts sont bien présents je vous dis ... aux plus co(s)miques j'ai envie de dire ... parce que pour moi Justine est cosmique ... venant du cosmos comme son terme l'indique ... similaire à nous autres les hommes et si étrange(re) à la fois ... perpétuant le mystère de ceux qui vous tiennent en haleine de la page 1 à la dernière.

Comment vous expliquer ? C'est pourtant simple, Justine est témoin d'un assassinat ... mais de quelqu'un de proche ... un peu comme dans un vase clos ... un truc épais qui vous englue dans une atmosphère surannée et contemporaine à la fois. Voyez-vous il est là le job d'équilibriste d'Anna Knyszewski : créer un espace intemporel (même si l'histoire n'a strictement rien à voir, je me suis projetée dans un univers à la Ozon version 8 femmes), tenir son lecteur au bord de la syncope impatient de découvrir le dénouement ultime en pétant de rire toutes les 5 lignes. À part elle, je n'en connais pas beaucoup capable de faire ça.

C'est quoi le style d'Anna Knyszewski ? 


Elle est un Gad Elmaleh puissance 10 (le style littéraire en + ça va de soi) capable de transformer n'importe quelle situation en farce si besoin, nous plongeant le nez dans la farine. Elle nous remet les yeux en face des trous, révélant à quel point certaines scènes du quotidien peuvent être finalement absurdes ; surfant allègrement sur les caricatures de ces personnages que nous avons tous rencontrés dans la vraie vie.
Sa verve acerbe est accentuée dans ce livre par le tempérament atypique de Justine même si au chapitre 7, cette fille "énigme" retrouve en mon sens un peu d'humanité.

Ce que j'aime chez Anna ce sont ses fins de phrase brut de décoffrage qui me font juste pouffer par leur simplicité, mises en exergue par le caractère glacial de la narratrice qui n'a de cesse d'analyser avec un recul chirurgical toutes les situations :
"Beau cadre pour mourir quand même. Dommage qu'il ait tout salopé. Deux dents cassées, la nuque brisée, le crâne enfoncé et deux douzaines de tulipes renversées. Il était déjà froid quand elle l'a découvert, collé à l'épais tapis blanc, devenu marron du coup. (...) On a dû jeter le tapis et renvoyer la femme de ménage. Elle l'avait nettoyé à l'eau chaude."
On peut enfin et surtout attribuer à Anna l'Oscar de la métaphore. Je n'ai jamais lu un auteur capable d'associer autant d'images à chaque pensée. Un reproche que je pourrais lui faire toutefois, histoire de garder grâce à vos yeux dans un sursaut d'objectivité, l'utilisation parfois abusive du "comme". Même si elle déploie un style profondément dense pour pallier cette conjonction, le "comme" reste inévitable. Il fallait bien que je trouve un bémol sinon vous allez me traiter de vendue ... et pour me faire instantanément pardonner par ma copine romancière, je vous dévoile la crème de la crème d'une comparaison à la Knyszewski comme je les aime : 
"Dans les comédies américaines, des gens applaudissent ce genre de démarche, c'est dire si c'est émouvant. Je devais pour ma part être une diabétique du sentiment, car tout ce sirop m'écoeurait au point que je sentis mes organes se confire."

En conclusion ? 


Justine j'ai adoré. Justine m'a happée. Je me suis même fait avoir sur la fin (c'est ce qu'on demande à un thriller n'est-ce pas ?) pensant avoir tout compris ...  me cassant le nez sur ma clairvoyance court-circuitée. 
Foncez, laissez-vous harponner par l'impassible et addictive Justine.

mardi 23 janvier 2018

L'Échec du Capitaine Fennec (concours)

Le retour de la littérature jeunesse intelligente et exaltante !


Quel bonheur de retrouver l'univers de Franck Demollière ... sa plume ... son style cartoon ... ses messages subliminaux ! 

Nos retrouvailles avec le talentueux Franck Demollière


Dans la famille c'est Bouchon qui est complètement subjuguée par les livres de Franck Demollière et son coup de pinceau digital : une technique bien particulière où l'on ressent le relief qui nous absorbe et un traitement des lumières qui nous captive ! 
Ma fille de 7 ans est fan absolue du premier ouvrage de l'auteur : le Petit Mouton qui allait à l'école des loups autour du thème de la confiance en soi. C'est rare qu'un enfant s'accapare autant un livre, un univers, un message au point de le lire plusieurs fois seule, au point de reconnaître de suite qui était l'auteur de l'Échec du Capitaine Fennec ... elle s'est imprégnée de la patte si particulière de l'artiste ! Elle a reconnu de suite le style et était trop heureuse de découvrir ce nouvel ouvrage quand on l'a reçu.

Parce que même les super-héros connaissent la défaite ! 


L'illustrateur a plusieurs cordes à son arc parce qu'il est également très bon auteur ... on est loin des textes bêbêtes parfois destinés aux enfants. Déjà il y a de la matière ! Ce qui signifie que l'histoire n'est pas expédiée en 3 minutes garantissant que votre marmot ne s'en lassera pas (Bouchon a adoré me laisser lire les paragraphes et décrypter elle-même ce qu'il y avait écrit dans les bulles pour parler à la place des personnages). 
Il y a aussi plusieurs niveaux de lecture car moi-même, adulte, j'ai pu y déceler une ode à la tolérance notamment à travers l'extermination les "pandjis". Certains n'y verront qu'une lutte de + entre le bien et le mal ... perso je détecte un autre message qui m'a vraiment plu ... à vous de faire votre propre opinion ! 


Mais quand on a 7 ans, qu'est-ce qu'on comprend ? 


On comprend que même les super forts, les plus gentils peuvent subir un échec et ça, ça fait vachement de bien au moral pour un petit bout à qui on demande tout le temps d'être le meilleur : des copains, à l'école, au sport etc.
Pour faire simple, c'est un livre plein d'espoir et d'optimisme qui nous explique simplement qu'au bout du tunnel il y a toujours de la lumière, qu'une fois à terre on ne peut que se relever et que tant qu'il y a de la vie ... bref vous m'avez comprise ... cet album jeunesse donne la niak, le courage sans nous faire la morale. Le TOP ! 
Bouchon a aimé ... que voulez-vous que je vous dise d'autre ??? Je chercherais bien un point négatif mais je n'en ai pas ... c'est beau, trépidant et intelligent ... on s'attache aux personnages ... les petits lecteurs découvrent ce qu'est un fennec mais perso je ne vois toujours pas ce que sont des pandjis à part que ça rime fort bien avec babidji (aucun moteur de recherche n'a encore répondu à mon interrogation ... aidez-nous à les trouver) ! 

Et si vous découvriez le Capitaine Fennec ? 


En plus d'être talentueux, Franck Demollière est généreux ! Méga généreux ... en fait il n'y a pas de mots puisqu'il vous offre 3 exemplaires dédicacés (et une dédicace chez les illustrateurs ça veut carrément dire un magnifique dessin perso). 2 livres sont à gagner ici directement sur le blog en commentant ci-dessous et un autre sur mon compte Instagram ... hmm hmmm ça vous fait donc 2 possibilités ... 2 fois + de chances d'emporter le gros lot ! 

CONCOURS

Pour gagner un livre de l'Échec du Capitaine Fennec il faut :

1. liker la page facebook de babidji (me dire sous quel nom ou pseudo ci-dessous en commentaire)
2. liker la page facebook de Franck Demollière (me dire sous quel nom ou pseudo ci-dessous en commentaire)
3. Partager cet article en mode "public" sur votre compte facebook (me donner le lien du partage ci-dessous en commentaire)

Bonne chance à vous les amis !

Concours ouvert du 23 au 30 janvier 2018 à 23h59 - toute participation incomplète ne sera pas prise en compte - 
tirage au sort parmi les bonnes réponses pour déterminer les 2 gagnants

RÉSULTATS


Bravo à Catwoman et Olivia - contactez-moi en mp sur ma page facebook pour recevoir vos livres

lundi 15 janvier 2018

Instagram la Star des Réseaux Sociaux

Dans l'univers du jambon c'est Madrange ... dans le social media celui qui s'impose désormais comme le numéro 1, c'est Insta ! 

Pourquoi on ne peut plus se passer d'Instagram ? 


Il y a de nombreuses années ... à ses tout débuts  ... une lointaine époque où je n'avais pas encore basculé dans la igers sphère ... j'avais lu un post sur Hellocoton "Instagram va-t-il détrôner les blogs ?". Impossible de me souvenir du nom de cette incroyable visionnaire, on doit pourtant l'admettre elle avait raison : IG est devenu incontournable au point d'avoir su créer un métier à l'instar de ses pairs blogueurs et youtubeurs : celui d'instagrameur (alors que le facebookeur n'existe toujours pas, on est bien d'accord)  ! C'est un peu comme les autres mais en version glandeur. 


Quelle est la clef du succès d'Instagram ? 


On ne va pas se voiler la rétine ... regarder des photos c'est quand même vachement moins pénible que de lire un texte (euh restez un peu ... je vais mettre des images promis !).
Et quoi qu'on en dise, Insta a réussi à faire émerger des tendances, un style de prise de vue, rendu des clichés improbables normaux ... à créer un monde parallèle où la déco s'appelle hygge, les salades sont glamour et les tablettes de chocolat la norme (sur le bide pas dans le placard de la cuisine) ... chaque univers a développé ses codes mais on sait désormais tous :
  • qu'une tasse ou un verre se prend forcément du dessus :
  • que c'est le seul endroit où prendre ses pieds en photo n'est pas considéré comme chelou ... ce truc qu'on ne fait jamais dans la vraie vie sauf quand on est mannequin chez Scholl ... 

- ce n'est pas sans risque - 
faites gaffe tout de même à tous les fétichistes de la terre qui ne savent pas écrire de surcroît
(cf commentaires ci-dessous) 

  • que se prendre en selfie dans des chiottes c'est ... évident ... 

Instagram c'est magique 

Le réseau social paré de ses filtres maléfiques sait transformer le vilain en beau ... 
- c'est vite dit me direz-vous car les aberrations pullulent encore par paquets -

On est tous d'accord, une fois oubliées les photos :
  • mal cadrées, 
  • sursaturées (je plaide coupable), 
  • celles encore encadrées en 2018 (en 2018 quoi ! 2018 !!!) ... et pire encore avec le cadre Lo-Fi qui me fait l'effet de cette note interne du boulot en Comic sans MS parce que ça fait trop cool (attention ! le filtre Clarendon est également à l'aube de la péremption), 
  • l'assiette de Jean-Paul en gros plan où le #foodporn prend tout son sens, encore plus si on lui ajoutait un "amateur" aux fesses comme sur "you" histoire de mieux catégoriser d'entrée de jeu.
  • e.g. 
En tous les cas, Instagram booste l'ego. Instagram nous rend beau ... trop beau. Et si par malheur le filtre photo n'a pas encore gommé tous vos points noirs, no souçaï guys, une paire d'oreilles de chaton dans votre story avec une peau lissée et un museau à la place du pif vous serez méga canon, avec l'air con mais canon ... 

Instagram c'est facile

Quoi qu'on fasse c'est cool : cuisine, sport, mode, photo, déco etc. Quoi qu'on publie, on se fait des amis. Moi-même j'ai découvert une jolie communauté autour de la #tapetteamouche ... le monde est grand et si petit à la fois (copyright de phrase d'instagrameuse). 

D'ailleurs en parlant de monde, avant il y avait celui des Bisounours, aujourd'hui il y a nos feeds. Dans les Bisounours il y avait le professeur coeur de pierre pour nous gâcher la vie, et sur Insta une sale épidémie : les bots ! 
Vous comprenez bien, on n'en peut plus. Vaccinez Sandy coach fitness qui me commente à chacune de mes photos running "great pic" & "super 👏 " ... 

Faisons un sondage rapide : qui croit encore que Sandy de Sydney, avec ses 43K abonnés, commente ma photo où je pue la transpi à travers l'écran ? Désolée de vous briser un rêve ... Sandy utilise un robot. Ca fait mal ... je sais. 

Après il y a la version du pauvre ... soit l'instagrameur qui fait du "mass-liking" et du "mass-follow" manuellement. Je l'ai fait et j'ai arrêté au bout de 2 jours. Pour une simple raison ... je suis dans l'incapacité de déliker ... je kiffe trop les gens ... je m'attache ... j'échange. Alors je like sans masser (de Groodt sort de ce clavier). J'ai décidé que ma communauté serait la seule chose réelle dans ce monde virtuel (Jul casse-toi de l'azerty aussi). 


Instagram c'est addictif

Et ça rend méchant ... ou bête ... ou les 2 mon n'veu. 
Ca fait des années qu'on court après les likes et les followers sur FB ... rien de neuf à première vue ... sauf qu'Insta semble susciter une frénésie particulière ... le besoin d'être aimé semble décuplé.

Je follow de moins en moins de comptes depuis que FB a aussi décidé de limiter le reach sur IG, de choisir une fois de + à notre place, de nous balancer le tout sans respecter l'ordre établi ... je me rends donc par moi-même sur des comptes que j'aime pour profiter comme je l'entends des dernières publis que je commente d'un authentique et non programmé "trop beau" ou "j'adore" ... mais ma sincérité semble ne pas suffire puisqu'on m'a déjà reproché de ne pas suivre en retour ... de ne pas suivre tout court ... bref un fake follow vaut mieux aux yeux de certains qu'un true love ... (punaise Jul je t'ai déjà dit de te barrer !). 

Certains sont accros aux likes, perso je suis accro à mes publis. En fait je dépasse, surpasse, survole carrément le concept de l'egonombrilisme ... qu'on aime mes photos c'est cool mais ce qui me fait kiffer c'est que j'aime mon propre fil ... je suis capable de virer une photo que je déteste malgré ses likes pour ne garder que celles qui me ressemblent, qui m'émeuvent, qui me rappellent cet instant particulier - je sais aussi faire des paragraphes sans vannes -.
Je suis sur IG depuis le 30 septembre 2014. Au départ je publiais tout et n'importe quoi tant que je racontais ma life de blogueuse pour échanger avec les copines. Puis petit à petit, je me suis prise au jeu ... au point de chercher le beau ou plutôt ma propre conception de la beauté. Un cliché en particulier a marqué ce virage l'été dernier :
Je me souviens précisément du moment où j'ai pris ce carrousel qui m'est si familier ... j'ai fait une pause en plein boulot et j'ai vu le beau ... ma définition du beau.


Comment Instagram a changé ma vie


La 1ère partie de ce post n'était pas une simple farce, seulement la démonstration que j'ai conscience des travers du réseau social. Je ne supporte plus certaines caricatures au point d'avoir viré les 3/4 des comptes de fashionistas, gavée de voir les mêmes photos ... idem pour la déco ... ceci étant je m'y suis créé un cocon avec des rencontres impossibles ailleurs, et un feed que je soigne chaque jour un peu plus sans me renier.

Se révéler grâce à ses photos


Seules les accros peuvent comprendre ! Comment faire entendre aux néophytes que j'ai trop géré, parce que pendant 12 photos mon feed était harmonieux tout en témoignant de mon quotidien et de mes émotions ??? C'est l'hystérie intérieure à ce moment précis :
 

Quand Instagram nous révèle le monde qui nous entoure


Aussi dingue que cela puisse paraître, Instagram m'a fait appréhender le monde autrement, à voir la vie sous un autre angle ... à distinguer un moment particulier ... à me mettre sur pause ne serait-ce que 5 minutes juste pour savourer. Ces 3 photos ont marqué mon mois passé à travailler en Suisse ... sans Instagram je serais passée à côté ... véridique et c'est triste je l'admets : 



Instagram est social



Je confirme. L'adjectif collé au réseau n'est pas un vulgaire usurpateur. Instagram tout comme Facebook me permet de garder le contact avec certains amis de la vie réelle. Il m'a également permis de découvrir tant d'univers, de talents, d'échanger, de rire, critiquer aussi on ne va pas se mentir, de partager ou parfois même de bannir le relou de passage. La vie tout simplement transférée en version 2.0 sans pour autant occulter l'IRL.

Instagram court-circuite, réduit les distances kilométriques et sociales. Parce qu'aussi surprenant que ce soit, les instagrameurs répondent ... les anonymes aux + célèbres. Combien de fois j'ai échangé avec un artiste connu en com' d'une story, une barre de rire, un point commun, 2 phrases suspendues disparues aussi naturellement qu'apparues. Non pas que je cours derrière eux, juste que mes réflexes sont exactement les mêmes quand je regarde défiler les vidéos ... si je dois réagir je le fais, que ce soit avec Actrice Superstar ou ma copine Marjo.

Il y a 3 ans 1/2 je publiai ma 1ère photo sans savoir que 2 ans plus tard je deviendrais accro ... Instagram a supplanté CandyCrush dans ma vie digitale  ... niveau intello j'ai peut-être évolué d'un cran ... autant chronophage mais bien plus rigolo - et mégalo - . 
Je déambule désormais dans un monde de voyeurs et d'exhibitionnistes ... jonglant moi-même d'un rôle à l'autre ... dit comme ça c'est flippant mais viendra bien un jour où je me lasserai ... un jour où un méchant génie m'attirera dans les filets de sa nouvelle révolution numérique supplantant à son tour Instagram le maléfique !

 {   ↡↡ mes habitudes sur Insta ↡↡   }


Mes applis indispensables pour Instagram : 

Instasize évidemment
Follow Free (sauf si vous êtes incapable de ne pas casser la figure à cet ami qui vous a déliké)
Le trio Layout, Boomerang et Hyperlapse
Aviary
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Mes pépites sur Instagram 


Mon feed préféré : Livystudio
Ma blogueuse star préférée : Natacha Birds
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... 
et tellement d'autres encore ... toutes mes amies blogueuses ... quelques artistes talentueux bien connus de tous ... idem pour certaines marques ... sportifs ou pâtissiers hmmmm

mardi 9 janvier 2018

Souriez ... top départ pour la nouvelle année !

Je suis une fille au sang chaud qui s'enflamme, s'insurge et se révolte ... victime peut-être d'une chimie psychique pas vraiment équilibrée, d'un syndrome de l'excès ... toutefois si j'ai souvent peur de ce que l'époque nous sert ou nous dessert plutôt ... je reste une éternelle optimiste, une illuminée émerveillée ... alors cette année encore j'y crois et je souris ! 

sourions ensemble



... parce que nous sommes les seuls à détenir le meilleur entre nos mains ... 
... parce qu'en 2018 c'est l'année de notre réussite ...


peace and love mood


Je vous souhaite une année trépidante, exaltante et enivrante ... plein de bonheur à vous qui faites partie de ma réussite ... qui me portez  depuis tant d'années ... merci ...

mercredi 27 décembre 2017

La Magie de Noël - Être Mère #160

Ahhh le miracle de Noël ...

 ... euh en fait nan ... c'est retombé comme un gros soufflé qui avait merveilleusement fait le job ... en m'en mettant plein les mirettes ... me faisant miroiter une fin d'année démentielle et démesurée pour finalement m'exploser à la figure (oui je reste polie ... c'est Noël je vous dis).

Être Mère à Noël c'est jubilatoire ... 

... parce qu'on le sait toutes ... quand on est maman on vit nos émotions à travers nos gamins ... on vit l'événement avec leurs yeux d'enfant ... imaginez : notre sapin brille de mille milliers de feux ... nos cadeaux sont les plus merveilleux ... on frôle l'apoplexie d'excitation le 25 au matin ... magique je vous dis ! 

A part l'an passé où nous étions tous réunis en Suisse ... cette année comme de nombreuses avant, l'Homme s'est sacrifié me laissant retrouver mes oisillons le temps qu'il démonte notre chalet du marché de Noël à Montreux.  
J'ai eu cette chance inouïe de passer mon réveillon du 24 les fesses passant d'un train à un autre ... vagabondant de TER en TGV ... suspendue aux trajets qui passent le sourire béat aux lèvres attendant l'instant fatidique des 23h24 en gare de Perpignan pour sniffer du bébé, me shooter à la tendresse après un mois 1/2 de séparation. 

A 2h du matin je finissais mes paquets, repensant à l'époque où les filles croyaient au père-noël ... car je le confirme ... c'est terminé et enterré pour Bouchon aussi ... on a bien fait l'an passé d'être tous ensemble ... je le sentais que ce serait sa dernière année ...
Je me couchais satisfaite, heureuse et réconfortée d'être à nouveau réunies les filles, Mamie Chérie et moi.

Être Mère à Noël c'est tout ce qui compte ...

Mais où est la déception me demandez-vous ... oui oui j'y viens ... ou pas ... parce que finalement à vous raconter tout ça ... je sais qu'il faut que je ne m'accroche qu'à ces moments essentiels et précieux ... oublier notre saison médiocrissime ... le camion neuf complètement défoncé pour lequel on s'est endetté sur 10 ans ... savourer notre voyage à venir et oublier ce qui ne sont que petites contrariétés ...

Et puis quand on est ensemble on est plus fort ... les pâtes ont le goût de l'amour dans les assiettes ... 

Peut-être que c'est aussi pour nous le moment de passer un cap ... de changer de cap plutôt ... ayant fait le tour d'une activité pro qui devient plus fatigante que rentable où les concessions des séparations et j'en passe ne valent plus la peine.
J'ai toujours cru aux signes à défaut de croire à quoi que ce soit d'autre ... alors même si il y a certaines ombres au tableau, je vois au loin là bas non pas la magie de Noël mais un scintillement que je m'épuiserai à atteindre ... parce qu'après le doute, l'énervement, la rage et la tristesse on se bouge, on s'active et on avance déterminés vers 2018 ... une Pimprenelle dans une main ... un Bouchon dans l'autre.

Être Mère tout simplement !